Archives pour la catégorie Coup de Gueule

Revue de petite cuisine #3

Tableau Noodles AtelierBONNE ANNÉE à tous mes petits trésors en sucre candi, vous qui faites notre joie et le sel de notre cuisine. On vous souhaite un 2013 tout plein de bons et délicieux moments, de chouettes découvertes et de soufflés réussis.

En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas fâchés de tirer un trait sur ce vachard de 2012, et nous repartons ragaillardis vers un avenir qui commence bien (car figurez-vous que nos amis ont décidé de nous envoyer tout bientôt en Thaïlande, trop DINGUE, on vous en reparle*).

On vous propose de recommencer l’année en douceur avec une revue de petite cuisine, histoire de vous raconter un peu nos dernières découvertes et bons plans, ça vous va? C’est parti !

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De l’insupportable existence des petites arnaques du quotidien.

Hello hello mes doux amis, vous qui êtes aussi lumineux que des rayons de soleil dans un jardin andalou, à vous il ne vous viendrait pas l’idée de spolier votre prochain n’est-ce pas ? Voila pourquoi les lignes qui suivent risquent fort de vous choquer mes agneaux, je m’en excuse par avance, mais je DOIS témoigner, il le faut.

Car voyez-vous, ces derniers temps, j’ai croisé sur ma route un certain nombre de malhonnêtes. Attention : je ne vous parle pas ici du genre de grands malhonnêtes toxiques que nous avons tous le malheur de côtoyer dans la vie (que la gale bubonique les emporte dans d’atroces souffrances) ; mais des petits arnaqueurs du quotidien, l’air de rien, qui ponctionnent par-ci par-là quelques euros mal acquis, au mépris des lois et de ma foi chancelante en l’humanité bienveillante.

Quand je me fais avoir en faisant mes courses au marché, ça me rend dingue. Car voyez-vous, pour moi, aller faire mon marché est un acte quasiment militant.

Imaginez-vous : au lieu de rester à la maison à siroter du thé Earl Grey, je sors dans le froid, seule comme un chien, l’homme et les fifilles ayant toujours des choses extrêmement plus importantes à faire que de m’accompagner au marché, comme de se pâmer d’amour devant Ben 10 Ultimate Alien ou de lire L’Equipe en ligne en faisant semblant de faire un télémarket (ce qui, lorsque l’on maîtrise bien la technique, peut durer toute une matinée).

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Gelée de bigorneaux à l’orange : laissez tomber les bulots !

Fin et iodé

A l’occasion des fêtes de fin d’années; le quotidien breton Le Télégramme a eu la bonne idée de demander à une sélection de chefs bretons reconnus  de livrer quelques unes de leurs meilleures recettes – lesquels ont tous joué le jeu en proposant des compositions originales et sympathiques. Cela m’a particulièrement réjoui car rien ne m’agace plus que les cuisiniers qui ne se dévoilent pas tout en faisant « semblant de » : on indique tout juste les ingrédients du bout des lèvres, et pour le reste il faudra imaginer.

Ce qui donnerait par exemple : « Bar à la poutargue et aux épinards : Poêlez deux filets de bar. Râpez de la poutargue. Servir avec une tombée  d’épinards ». Pour un chef doublement étoilé. Super.

Moi je dis : dans ces cas là autant avouer directement qu’on ne veut pas donner ses recettes, ça fera gagner du temps à tout le monde.

Enfin bref, je m’éloigne de nos bigorneaux, petits animaux que les connaisseurs savent apprécier – mais que beaucoup redoutent à tort à cause de leur aspect peu ragoutant. Je dis « à tort », car contrairement aux bulots dont la popularité m’épatera toujours, le bigorneau est d’une grande finesse et (quand il est cuit comme il faut) n’ a rien de caoutchouteux. En ce qui me concerne, une maison où l’on sert des bigorneaux est une maison où je me sens bien.
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De l’amertume des huiles rances ….

Gachis

La jolie mode des huiles parfumées … J’adore ça  : un trait d’huile délicatement corsée, relevée, torréfiée, et le plus austère des filet de poisson dévoile ses charmes.

Il y a quelques années encore, on se limitait à une bonne huile d’olive dans le placard – puis sont arrivées les huiles de noix, de pignons, d’amandes, d’argan, de colza grillé; elles mêmes succédées par les macérations au basilic, au citron, à la truffe et aux épices les plus variés. Chacun veut sa petite bouteille, et faire de sa salade une star du samedi soir grâce à ces huiles pleines de promesses et de parfums.

Oui MAIS … elles sont fragiles. Et parfois à l’ouverture c’est la gifle. L’odeur âcre, le goût amer, plus rien ne reste : les délicats arômes se sont envolés. L’huile est rance.

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La terre est bleue comme une olive; ou comment trouver de bonnes olives de Provence à Paris.

La meilleure

Les Abba chantaient « Money Money Money »  – moi ce serait plutôt « Olive Olive Olive ». Chacun ses priorités.

Petit bout de soleil, de puissance, réservoir d’arômes : l’olive a pour moi toutes les vertus. Que celui qui ne s’est jamais battu pour la part de pizza avec l’olive me jette le premier noyau.

Alors je cherche l’olive, je la guette, je l’attends au tournant. Las, à Paris les bons fournisseurs d’olives, et bien ça ne court pas les rues. Il faut avoir ses adresses …

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Mais quel macho ce Limoncello !

Sale type !

… non mais c’est vrai quoi ! Le poil à gratter qui agace en fin de soirée.

Imaginez la scène :  vous passez un excellent moment au restaurant, le repas tire à sa fin – et patatras.

Le serveur arrive tout sourire avec les digestifs offerts par la maison, jusque là c’est plutôt plaisant … mais que voit-on sur le plateau alors qu’il s’approche ?

Mais BIEN SUR : il s’agit de verres de Limoncello pour LES FILLES. Lire la suite

Foody’s rue Montorgueil : oui ! Voila un bar à salades !

foodys_bar

Testé et approuvé

ATTENTION : Foody’s a malheureusement fermé ses portes cet hiver – et c’est bien dommage !

Sur le principe, l’apparition récente de nombre de bars à soupes et à salades est une bonne nouvelle. Mais quand on rentre dans le détail de l’offre … las, c’est souvent la misère. Recettes tristes à pleurer, salades sentant le sachet chloré, quantités microscopiques (c’est pas parce qu’on aime la salade qu’on est anorexique), vinaigrettes niveau cantoche, fromages blancs au prix d’un gâteau Lenôtre …  ne sont que quelques exemples. J’ai même vu, rue de Paradis, le patron d’un bar à salade assez prétentieux acheter sa soupe de carotte chez Leader Price le matin avant de la vendre comme un produit de luxe au déjeuner.

Heureusement, il existe encore des gens qui ont envie de bien faire leur métier, même dans un coin aussi touristique que la rue Montorgueil. Comme quoi il n’y a pas de fatalité !

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