Archives du mot-clé Apéritif

Tomates cerises farcies au fenouil et citron confit de Yannick Alleno.

Hello les amis du rosé frais mais pas trop, aujourd’hui on vous emmène prendre l’apéro, car voyez vous : l’apéro est un sujet hautement stratégique.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi, l’apéro dévoile en général le niveau du repas qui va suivre : la façon décontractée ou coincée, généreuse ou sottement bourrative, délicieuse ou intello dont votre hôte a préparé l’apéro parle pour lui.

En lisant ces lignes, vous êtes peut être saisis d’un doute affreux sur la qualité de vos propres sessions apéritives ? Rassurez-vous, la petite cuisine est là pour vous donner quelques conseils – qui seront de toutes les façons superflus, puisqu’il est bien entendu que nos lecteurs sont tous des hôtes exceptionnels et super-classes*.

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Gelée de bigorneaux à l’orange : laissez tomber les bulots !

Fin et iodé

A l’occasion des fêtes de fin d’années; le quotidien breton Le Télégramme a eu la bonne idée de demander à une sélection de chefs bretons reconnus  de livrer quelques unes de leurs meilleures recettes – lesquels ont tous joué le jeu en proposant des compositions originales et sympathiques. Cela m’a particulièrement réjoui car rien ne m’agace plus que les cuisiniers qui ne se dévoilent pas tout en faisant « semblant de » : on indique tout juste les ingrédients du bout des lèvres, et pour le reste il faudra imaginer.

Ce qui donnerait par exemple : « Bar à la poutargue et aux épinards : Poêlez deux filets de bar. Râpez de la poutargue. Servir avec une tombée  d’épinards ». Pour un chef doublement étoilé. Super.

Moi je dis : dans ces cas là autant avouer directement qu’on ne veut pas donner ses recettes, ça fera gagner du temps à tout le monde.

Enfin bref, je m’éloigne de nos bigorneaux, petits animaux que les connaisseurs savent apprécier – mais que beaucoup redoutent à tort à cause de leur aspect peu ragoutant. Je dis « à tort », car contrairement aux bulots dont la popularité m’épatera toujours, le bigorneau est d’une grande finesse et (quand il est cuit comme il faut) n’ a rien de caoutchouteux. En ce qui me concerne, une maison où l’on sert des bigorneaux est une maison où je me sens bien.
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Accords grands champagnes et portos : apéritif dinatoire chez Louis Roederer.

Excellence !

La Petite Cuisine prend du galon, et pas qu’un peu les amis puisque j’ai été choisie par Chateauonline (presque pas pistonnée) pour proposer des bouchées et autres toasts apéritifs en accord avec les vins proposés lors d’une dégustation ultra-prestige chez Louis Roederer.

Il ne s’agissait pas tant de « nourrir » les convives, que de leur proposer de vrais accords, avec l’ambition déclarée de permettre aux grands vins de s’épanouir sans leur porter d’ombre.

La dégustation se présentait en deux parties : tout d’abord les champagnes de la prestigieuse maison Roederer, puis les grands portos de la non moins superbe maison Ramos Pinto.

Mes partenaires de Chateauonline vous décriront bien mieux que moi les vins présentés, je vais donc me contenter de vous présenter les bouchées que nous avions préparées. Je vous engage fortement à mettre ces petites recettes de côté si vous cherchez des idées de buffet froid ou d’apéritif dinatoire pour vos fêtes – surtout (évidement) si vous avez prévu du champagne ou du porto.

Allez on commence, y a un peu de boulot.
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Bouchées épicées de maquereaux fondants.

Sort de l'ordinaire.


Tout le monde a son petit endroit qu’il trouve le plus beau du monde, moi c’est la plage de St Guirec par marée haute, au soleil couchant. Cette splendeur à la fois magistrale et apaisée me transporte à tous les coups. En plus, cela tombe bien, on y trouve aussi un bel hôtel 1930*, littéralement posé sur l’eau, où nous aimons beaucoup diner et donc associer le plaisir des yeux à celui d’une bonne table.

Cet été encore nous y avons passé une magnifique soirée, commencée en fanfare avec ce maquereau mariné à sec, lorgnant sans aucun doute du côté de Monsieur Roellinger, surprenant et parfumé.

Le maquereau quand c’est bon c’est fou non ?

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Les meilleures tapas du monde : les boquerones au jamon Iberico.

Toute l'Espagne est là !

Chez nous, les meilleures recettes naissent souvent dans les assiettes de fin de repas. On trempe un bout de comté dans son  jus de viande. On sauce le plat des tellines avec son poulet. On attrape ce qui traine sur la table au gré d’inspirations plus ou moins heureuses : un joyeux n’importe quoi.

A cette Nouvelle Star du frigo, tous les produits ont leur chance : le vieux bout de camembert comme le filet de sole. Avec à la fin, pour les meilleurs, l’officialisation : la recette.

Ainsi est née cette brillantissime association de mon père, au cours de nos repas estivaux en Bretagne, où le Jamon Iberico qui trône toujours dans notre cuisine a fini sa course à coté de  quelques boquerones*. Il a fallu ensuite travailler, noter, reprendre, tester, jusqu’à arriver à cette recette aussi simple que superbe – dont je vous livre aujourd’hui les ficelles (je sens que je vais encore me faire déshériter)!

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Oeufs de caille en gelée de fenouil, de saumon et d’aneth, so chic !

Transparence et gourmandise

J’adore les œufs de caille – c’est un truc auquel je ne peux pas résister. C’est tellement parfait que c’est encore meilleur qu’un œuf. Dans un panier de crudités, à croquer avec une mayonnaise maison, c’est la Garden Party sans grands frais, mais attention, avec classe.

Alors pour un apéro un peu festif, ces quelques œufs en gelée délicate vous vaudront un franc succès – sans compter qu’ils sont faciles à préparer et qu’on peut même les faire 24 heures à l’avance, ils ne s’en porteront que mieux.

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Une verrine ou une entrée pour un Noël en blanc : Soupe de Topinambours à la crème de truffe.

Festif

Allez, une petite recette de fête qui va bien dans la tendance. Je ne suis pourtant pas vraiment addict à tous ces légumes oubliés revenus sous les spotlights, (la panais, franchement, c’est pas très bon non ?) – mais le topinambour m’a convertie immédiatement.

Surnommé « Artichaut de Jérusalem » pour son parfum proche de notre prince de Bretagne, il s’accommode particulièrement  bien avec la truffe – et il est facile à cuisiner. Pas de raison de le snober sur les tables de fêtes, on aurait tort quand on voit le sourire ravi des convives !

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