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Filets de rougets en gelée de coquillages et mayonnaise à l’ail et au safran qu’il ne faudrait surtout pas voir à confondre avec un aïoli, ça non !

Rougets en geléeNDLR : au départ, j’avais osé appeler ma sauce « aïoli », alors que c’est rien qu’une version simplifiée en mayonnaise, malheur j’ai déchaîné les foudres de la blogosphère, alors je fais marche arrière et je ne qualifierai plus jamais une sauce pas faite au pilon d’aioli c’est juré !!.

NDLR2 : ce billet a déjà été publié en Aout 2012, je le re-poste aujourd’hui pour pas vous laisser seuls en cette période où je n’ai pas trop le temps de cuisiner pour le blog, je me suis dit qu’elle était parfaite pour vos diners d’été …

J’adore les poissons en gelée. C’est aussi bon que furent insipides les mousses de saumon et autres tristes terrines de saint jacques qui ont fait les beaux jours des Bistrots Romains dans les années 90.  Autant celles-ci étaient spongieuses et fades, autant les bons filets de poissons, juste pris dans une petite gelée pafumée, sont délicieux et rafraîchissants.

Pourtant, on ne peut pas dire qu’on les croise souvent à la carte des restaurants*, alors imaginez ma joie lorsque j’ai vu du poisson de roche pressé en gelée, à la carte de l’improbable (et néanmoins très chouette) restaurant Mélanger les couleurs, sis à Bessenay dans les Monts du Lyonnais. Je m’en suis régalée, et du coup, je me suis dit que j’allais vous en faire, qu’il fallait vous faire connaitre ce joli plat plein d’esprit.

D’autant plus que, (je me répète) c’est FACILE à faire pour de vrai, quelques minutes de boulot et une nuit de frigo, on n’en parle plus.

Ensuite on se met à la fraîche, on se sert un verre de  bon vin blanc de Cassis, et on déguste en bonne compagnie avec quelques tranches de pain grillé.

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Terrine de pintade aux chanterelles et aux lentins des chênes (shii take)

Automnal

Il y a un truc avec moi c’est que j’adore faire la prof. Quand j’étais petite, mon frère et ma sœur me surnommaient même le « Schtroumpf à Lunettes », c’est vous dire si ce trait de mon caractère est discret …

Alors quand mon gastronome et oenophile ami Aldo m’a dit qu’il voulait apprendre à faire les terrines,  je n’ai pas laissé passer cette occasion de diffuser ma science et de permettre au monde de profiter de l’étendue de mon immense savoir. Et me voila donc, les mains dans la pintade, à pérorer sur l’équilibre entre le maigre et le gras et l’importance de l’assaisonnement – comme si je savais ça depuis ma naissance alors que j’ai tout pompé le mois dernier dans l’excellent Livre des Terrines et des Pâtés, dont au passage je vous recommande chaleureusement la poétique lecture.

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Terrine de canards colverts au foie gras et un consommé bien tourné.

Tout simplement merveilleux.

En plumant les canards l’autre jour, mon mari a eu cette réflexion :  « Et bien là, ce qui est sur, c’est que je ne pense plus au boulot« .

Tu m’étonnes !

En 2010, pour les citadins que nous sommes, recevoir et apprêter du gibier, c’est une petite aventure. C’est du boulot, c’est bestial, c’est sanglant, et pourtant… on approche de ce que la gastronomie a de plus raffiné :  la folie douce de passer trois jours en cuisine, juste pour une poignée d’instants gourmands partagés avec ceux qu’on aime.

Nous remercions donc chaleureusement notre talentueux chasseur Yves (et sa charmante épouse Catherine) de nous avoir fait le cadeau de trois magnifiques canards colverts, et pour leur faire honneur (aux canards), j’ai décidé de me lancer dans la confection d’une terrine de fête accompagnée d’un double consommé *. Lire la suite