Archives pour la catégorie Accords mets-vins

Une entrée de Noël facile et absolument régalante : les huitres dorées.

J'en veux encore !

Alors là je sais ce que vous allez me dire, c’est trop tôt pour parler de Noël – mais que voulez-vous je suis en pleine organisation des repas de fin d’année, donc on y va c’est parti ! Je ne vous cache pas qu’en plus j’ai de l’ambition pour vous les amis, je veux vous proposer pour Noël un éventail de recettes et de menus qui feront de votre table un lieu de plaisirs et de raffinements inégalés !

Pour nous mettre en jambes, voici donc un classique de la gastronomie japonaise qui fera une très belle alternative au traditionnel plateau d’huitres, et remportera même un franc succès auprès des convives huitrophobes souvent effrayés par la bête (it’s alive !!), mais beaucoup plus enclins à y goûter une fois qu’elle est cuite.

Histoire de vérifier si cette recette lointaine respectait tout de même l’esprit de Noël, nous l’avons dégustée en regardant Le Seigneur des Anneaux, et après on s’est gavés de chocolats.

Verdict : Les huitres dorées sont « Christmas compliant« *.
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Terrine de pintade aux chanterelles et aux lentins des chênes (shii take)

Automnal

Il y a un truc avec moi c’est que j’adore faire la prof. Quand j’étais petite, mon frère et ma sœur me surnommaient même le « Schtroumpf à Lunettes », c’est vous dire si ce trait de mon caractère est discret …

Alors quand mon gastronome et oenophile ami Aldo m’a dit qu’il voulait apprendre à faire les terrines,  je n’ai pas laissé passer cette occasion de diffuser ma science et de permettre au monde de profiter de l’étendue de mon immense savoir. Et me voila donc, les mains dans la pintade, à pérorer sur l’équilibre entre le maigre et le gras et l’importance de l’assaisonnement – comme si je savais ça depuis ma naissance alors que j’ai tout pompé le mois dernier dans l’excellent Livre des Terrines et des Pâtés, dont au passage je vous recommande chaleureusement la poétique lecture.

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Rillettes de pintade au poivre vert en trois coups de cuillère à pot

Apéro select

On dit  souvent que dans le cochon, tout est bon – et je m’étonne à chaque fois qu’on ne dise pas la même chose des volailles. De la crête du coq jusqu’au pattes des poulets sans oublier les (hum) rognons blancs, rien ne se perd. En ce qui me concerne, pour les pattes je ne suis pas encore tout à fait prête.
Mais pour le reste, chères amies volailles, si vous arrivez jusqu’ici, je vous promets que vous serez intégralement cuisinées, garanti sur facture.
Ainsi donc j’ai récemment recueilli une belle et accorte pintade, que j’ai décidé de préparer en trois services : la carcasse en premier bouillon, les suprêmes en cuisson minute, justes rôtis et arrosés de leur bouillon – et pour le reste (si vous suivez donc, ailes, cuisses et foie) en rillettes au poivre vert.
Lesquelles rillettes se sont avérées absolument délicieuses, fines, faciles à réaliser, et même pas grasses (ou presque). Tellement délicates que je les ai apportées à l’apéro de mon cours de gym (et je ne vous raconte même pas comme mon cours de gym est select, le Ken Club à côté c’est le gymnase municipal).

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Galette de sarrasin à la roquette et au lard de colonnata.

Exotique.

Ce n’est pas parce que je suis moitié bretonne que je vous dis ça, mais la galette de sarrasin c’est quand même un chef d’œuvre. A la fois croustillante et moelleuse, épicée, et quelle alliance  avec le beurre mes amis !  Elle est facile à détourner, on peut la retrouver dans plein de préparations inattendues : séchée, grillée, pulvérisée, roulée – elle souligne, relève, donne un coup de fouet à la fois rustique et raffiné, bref, j’aime la galette.

Ma dernière lubie en la matière est de la faire se marier avec le fantastique lardo di colonnata qu’on ne présente presque plus, ce lard épicé conservé dans le marbre qui fait swinguer les gastronomes du monde entier. Si on mange de la pizza au lardo di colonnata à New York, on peut bien le manger en galette à Paris.

Pour mettre en scène ce mariage que je voulais chic, j’ai essayé plusieurs préparations : en chips, en languettes, en rouleaux – et bien je dois dire que c’est dans la présentation la plus traditionnelle que c’était le meilleur, c’est donc celle que je vous livre.

Mais attention, c’est du raffiné, ne vous y trompez pas …. Lire la suite

Terrine de canards colverts au foie gras et un consommé bien tourné.

Tout simplement merveilleux.

En plumant les canards l’autre jour, mon mari a eu cette réflexion :  « Et bien là, ce qui est sur, c’est que je ne pense plus au boulot« .

Tu m’étonnes !

En 2010, pour les citadins que nous sommes, recevoir et apprêter du gibier, c’est une petite aventure. C’est du boulot, c’est bestial, c’est sanglant, et pourtant… on approche de ce que la gastronomie a de plus raffiné :  la folie douce de passer trois jours en cuisine, juste pour une poignée d’instants gourmands partagés avec ceux qu’on aime.

Nous remercions donc chaleureusement notre talentueux chasseur Yves (et sa charmante épouse Catherine) de nous avoir fait le cadeau de trois magnifiques canards colverts, et pour leur faire honneur (aux canards), j’ai décidé de me lancer dans la confection d’une terrine de fête accompagnée d’un double consommé *. Lire la suite

Petite rémoulade relevée, gambas tigrées, et les Bret brothers.

Frais et gourmand.

De retour des vacances, la Petite Cuisine se surveille. Forcément après la Bretagne (crêpes, andouilles et pommes de terre) et la Méditerranée (pizzas, fritures et raviolis au gorgonzola), me voila grasse comme un porcinet et je ne rentre plus dans ma robe pour le mariage de mon copain Bertrand. Comme dirait l’autre : c’est la ca, c’est la cata, c’est la catastrophe.

On mange donc léger ces jours-ci, du moins on essaye, parfois même on y arrive, et je suis particulièrement contente de la petite recette que je vous ai concoctée pour aujourd’hui: une rémoulade relevée et fraiche, pleine d’herbes et de citron, accompagnée de quelques gambas tigrées que j’ai eu la chance de trouver vivantes. On s’est régalés, n’en déplaise à Monsieur Dukan.

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Le fondant pistaches-framboises de Monsieur Ducasse.

Douceur

La pâtisserie, faut être honnête, c’est quand même souvent long et compliqué. Mais c’est tellement chouette !

Le frisson en apportant le  gâteau à table, voir les yeux s’écarquiller, les cuillers plonger dans la crème, les sourires s’épanouir sur les visages. Du plaisir à l’état pur.

Je n’en fais donc pas assez souvent à mon goût. Il faut dire que j’ai un (vrai) boulot, deux enfants, que je passe déjà pas mal de temps en cuisine, alors faire de la pâtisserie ? Faut pas pousser bobonne dans les chouquettes non plus*!

Bref je ne suis pas venue ici uniquement pour me faire plaindre, mais pour vous présenter cette merveille de gâteau qui vaut mille fois le temps que vous y consacrerez. C’est une recette tirée du Grand Livre de Cuisine d’Alain Ducasse consacré aux dessert – un ouvrage magnifique (bien que, à l’exception de quelques recettes dont celle-ci, il soit quasiment inutilisable pour les non-professionnels – si vous voulez mon avis).

Vous êtes prêts pour une bonne dose de douceur ?

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Petits filets de rougets en friture : snacking chic dans la petite cuisine.

Si simple et si bon

Cette fois-ci on y est : c’est MA période de l’année préférée. Le plein été. Les enfants sont en vacances. On est toujours entre deux valises. On vit un peu comme des étudiants. On pique nique, on prend l’apéro, on se couche à point d’heure.

Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut se laisser aller non plus. Ce n’est pas parce qu’on dine sur le pouce qu’on lésine sur la qualité – au contraire, avec toutes les bonnes choses qu’on peut manger en ce moment. Voici donc pour vos dinettes d’été improvisées un genre de « finger food » (comme ils disent à la télé) qui n’en reste pas moins authentique : des petits filets de rougets bien croustillants mais qui n’ont perdu ni leur gout ni leur âme – vous pouvez me croire.

En plus c’est pas compliqué !

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