Archives pour la catégorie Blabla

Bocuse, un face à face avec la gastronomie française.

Soupe VGE de Paul Bocuse Il fut un temps où Bocuse révolutionnait la cuisine; aujourd’hui, il symbolise le classicisme gastronomique Français dans toute son arrogante splendeur.

Sacré destin de chef en tous les cas.

C’est par surprise que j’ai atterri autour d’une table de la célébrissime Auberge du Pont. Pour tout vous dire, ce jour là j’avais prévu de bosser ma compta (divine période de la clôture des comptes) – mais voila que l’on m’a mise dans un train direction Collonges par Part Dieu, plutôt chouette comme brunch d’anniversaire vous en conviendrez.

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Pain lavash, noix et herbes : la street food persane

Sabzhi PanirQuand je vivais dans le 5ème arrondissement, il y avait une petite sandwicherie nommée Pains, Salade et Fantaisies (rue Gay Lussac) que j’aimais particulièrement.

Contrairement aux autres vendeurs de snacks du quartier (tous unis dans un même élan de médiocrité), le propriétaire, un gentil et discret monsieur moustachu, se donnait du mal pour servir des produits frais et des recettes originales, toujours appétissantes. C’était simple mais ça sortait de l’ordinaire. Il y avait en particulier des pains plats frais aux aubergines, des salades aigres douces avec fruits et fromage, et surtout, le sandwich que je préférais : un grand pain lavash roulé, rempli d’herbes de toutes sortes (menthe, aneth, estragon …) et d’un peu de feta. C’était très frais, c’était léger, je trouvais ça en plus tout à fait unique car je n’avais jamais vu cela ailleurs.

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Revue de petite cuisine #4

Thali du Sud de l'IndeTiens ça faisait longtemps que je ne vous avais pas donné mon avis sur tout et n’importe quoi, il faut vite remédier à cela, lançons-nous dans une nouvelle revue de petite cuisine. Aujourd’hui, quelques commentaires que j’aurai bien aimé enrichir avec la présentation d’un ou deux ingrédients magiques, mais le temps me manque, alors voila : rien que pour vous, chers amateurs de saveurs pas en plastique, une saine lecture pour vous remonter le moral en ces jours d’hiver.

Terroirs d’Avenir, le renouveau du commerce de proximité ?

(NDLR Avril 2014 : je revois mon avis sur Terroirs d’Avenir. L’accueil est désormais moins raide, la qualité constante, les prix certes élevés correspondent à la qualité des produits. J’y vais régulièrement, notamment le vendredi ils font des sashimis frais à la poissonnerie qui sont très chouettes, je vous recommande).

Terroirs d’avenir à la base c’est une super idée qu’on ne peut qu’applaudir : permettre aux bons producteurs de trouver de la clientèle, et dans le même temps, permettre aux chefs de trouver les meilleurs produits. Le succès indéniable de la démarche donne des ailes aux jeunes entrepreneurs à l’origine du projet, et les voila qui ouvrent une poissonnerie, une boucherie, et un maraîcher (dans la même rue).

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Thaïlande, adresses et considérations de boire et manger. Etape 1: Chiang Mai.

BoudhaSawadee Kaa les chéris. Alors ça y est, le voyage en Thaïlande est désormais derrière moi, et croyez-moi, on ne s’est pas laissés aller : ça a dépoté sa mère sévère !!

Quelle fascination. Quelle énergie, quelle luxuriance, quel pays multiple, et Bangkok !!!! Quel coup de foudre pour cette ville incroyable. Comme tout le monde j’avais lu et entendu mille choses sur la mégapole mythique – mais croyez-moi, il faut la voir pour le croire. C’est immense, gigantesque, bruyant, brûlant – mais aussi champètre, on y croise des champs de citronnelle, des klongs verdoyants, des gargotes odorantes – et quelques mètres plus loin, des centres commerciaux à côté desquels Parly 2 ou La Part Dieu font office de modestes échoppes de quartier.

Au retour de ce voyage, pour la première fois de ma vie, je trouve Paris bien palote et dépouillée, un peu tristoune, un peu ringarde – car à côté du monstre de lumière qui ne cesse de se mouvoir au bord du fleuve Chao Praya, nos capitales Européennes sont renvoyées directement d’où elles viennent : un passé lointain.

Mais nous reviendrons sur Bangkok plus tard. Pour le moment, j’ai décidé de vous raconter nos aventures thaïlandaises gourmandes en ordre chronologique, et c’est par Chiang Mai que nous avons débuté notre périple.

Chiang Mai (donc) est une cité du Nord de la Thaïlande, connue pour ses temples élégants, ses fortifications, sa splendide campagne environnante et (je vous le donne en mille) : sa cuisine raffinée. C’est donc logiquement que nous avons choisi d’y effectuer le début de notre voyage.

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La sélection de nos adresses de cantines préférées sur 716 !

716 que je vois la vieHello hello mes très chers agneaux à la farigoulette, nous atterrissons doucement de notre retour de Thaïlande, et c’est pas commode autant vous le dire – le retour en France, ça fait tout froid. On se console donc en cuisinant férocement comme vous pouvez l’imaginer, mais également en vous préparant d’appétissants comptes rendus sur toutes les bonnes choses que nous avons mangées là bas.

C’est sur, ça prend un peu de temps, mais promis, on va très bientôt pouvoir vous publier la première étape de nos aventures, à Chiang Mai.

Et en attendant, si vous êtes en manque grave accros complètement déprimés sans votre dose de PPCM, sachez que nous avons le grand honneur d’être interrogés ces jours-ci sur nos adresses de cantines préférées, et ce sur l’excellentissime blog 716* que vous connaissez forcément si vous regardez notre blogroll de temps en temps.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, 716 est un site de critiques de restaurants dont la fraîcheur et la liberté de ton tranchent merveilleusement avec ce que l’on croise en général sur les blogs.

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Coquilles Saint Jacques au beurre de kimchi, et « namuls » franco-coréens

Coquilles saint-jacques au beurre de kimchiBien le bonjour à vous, magnifiques lecteurs éveillés que la blogosphère nous envie, aujourd’hui je suis toute frétillante je dois le dire, car je m’en vais vous présenter la recette avec laquelle je participe au concours organisé par la Korean Food Foundation, et dont le premier prix est (attention on respire) : un voyage à Séoul (nan? si!).

C’est à la suite de la journée passée chez Pierre Sang (et dont je vous avais parlé ) que ce concours a été organisé, et c’est peu dire que ce fut un plaisir d’y participer : comme vous le savez sans doute si vous êtes un de nos lecteurs réguliers : j’adore la cuisine coréenne depuis un paquet de temps.

Le principe du concours est de créer une recette d’inspiration coréenne, laquelle sera ensuite soumise au jugement d’un jurry d’experts.

Afin de trouver mon idée de départ, j’ai commencé par me plonger avec délices dans la formidable lecture du livre remis lors de l’évènement (« Histoires savoureuses autour de la cuisine Coréenne« , édité par la Korean Food Foundation), lequel décrit de façon passionnante les plats les plus emblématiques de la cuisine coréenne, ce fut la base de mon inspiration.

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Gloire au Kimchi (et la recette du kimchi maison selon Pierre Sang).

Kimchi maison Bonjour à vous mes petits raviolis vapeur, aujourd’hui on parle d’un monument, d’un incontournable, d’un aliment qui n’est rien de moins que l’âme de la cuisine coréenne : le Kimchi.

Élément parfaitement essentiel de la gastronomie du pays du matin calme, le Kimchi fait pour moi partie de ces aliments capables de vous rendre complètement accros malgré leur saveur à priori peu aimable.

Je m’explique. En matière de goût, si l’on trouve de tout (il y a par exemple des gens qui aiment le Nutella les pauvres), on pourra considérer généralement que le poulet rôti est plus facile à apprécier que l’andouille de Guéméné. C’est que l’andouille, comme le camembert ou les rognons, sont des aliments qui présentent des saveurs fortes, parfois presque dérangeantes, qui ne se laissent pas apprivoiser facilement.

Quand je vous aurais dit que le Kimchi est un légume (en général du chou) fermenté et sérieusement pimenté, vous comprendrez pourquoi je le classe dans cette catégorie – et lorsque l’on goûte du kimchi pour la première fois, on est frappé par son aigreur, son feu pimenté, sa puissance**.

Alors on en prend juste un petit bout. Et puis un autre. Et puis un autre. Et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, on se retrouve à demander un supplément kimchi à la serveuse.

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