Cru : Paris d’été rêvé.

Quand il a ouvert il y a quelques années, le Cru a fait parler de lui, avec son concept de cuisine presque sans cuisson  et sa terrasse réputée pour être l’une des plus charmantes de la capitale.

Malgré cela (ou peut être à cause de), je redoutais une de ces tables brillant par leur médiocrité et le talent de leur attachée de presse – bref, j’ai méprisé sec.

Et puis les années ont passées, et l’endroit a toujours aussi bonne réputation. Je n’en lis (presque) que du bien. Et la terrasse me dit on, LA TERRASSE !!!

Allez c’est vendu, en ce Samedi ensoléillé, on essaye le Cru.

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Petit chèvre frais à la roquette, fondue de tomates, et pignons d’Iran.

Frais et crémeux

Ha mes amis on rame en ce moment, vous pouvez pas savoir ! Et ce qui nous rend le plus grognon, c’est qu’on n’a plus beaucoup de temps pour s’occuper de la Petite Cuisine. En tous les cas promis, on fait tout pour que ça s’améliore, et fissa.

Et en attendant, pour se réconforter sans passer la soirée en cuisine, on vous propose une façon rapide de faire un plat festif et ensoleillé en 2 mn maxi, un plat  pour les gens surbookés qui veulent quand même manger bon et joli – parce qu’il n’y a pas de raisons !

Le seul point un peu long de la recette est la fondue de tomates, mais vous pouvez la faire à l’avance, ou si vous êtes vraiment trop préssés, la remplacer par une concassée de tomates crues faite à la minute.

Alors allez-y, vous verrez, ça réconforte après une grosse journée de boulot.

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Verrine juste tiède d’épinards et haddock pour buffets printaniers.

Relevé et subtil.

Si vous passez régulièrement dans le coin, vous aurez peut être noté que je suis dans une période assez « haddock ».

C’est vrai. Le haddock et moi sommes en pleine honey moon.

En fait cette passion fusionnelle avec un aliment me tombe dessus à chaque fois que j’ai réussi à « retourner » quelque chose que je n’aimais pas avant.  Car quand je n’aime pas quelque chose*, cela m’intrigue, et je le poursuis de mes assiduités jusqu’à ce que je change d’avis.

C’est une véritable stratégie : je goûte un tout petit bout à chaque fois que je le croise, juste pour vérifier que je n’aime toujours pas. Cela peut durer des années, mais en général, ça fonctionne : je finis par tomber dedans.

J’ai ainsi connu plusieurs retournements spectaculaires : il y a vingt ans, c’étaient les escargots. Il y a dix ans, les coeurs de canard. Il y a deux ans, j’ai même succombé aux charmes du cèleri rave (et pourtant, celui là, je pensais bien qu’il ne m’aurait jamais…). Lire la suite

Consommé de boeuf en gelée, caviar et jus de cressson – enfin la recette du concours !

La recette !

Dites donc ça fait un moment que je n’étais plus venue par ici, j’ai HONTE grave, je vous le dis tout de go. Ce n’est pas que je me lassais ou que je faisais la tête (vous savez bien que vous êtes mes chéris d’amour), mais j’avais un boulot de ouf malade pour préparer la sortie de ça.

Bon, maintenant que c’est fait, on va pouvoir repartir comme en 40, plein de belles choses pour vous ce printemps, à commencer par la recette de ce #$!!:@$&!!!  de concours de Madame Figaro* qui m’a pris UNE PLOMBE à préparer. Je savais que je me compliquais un peu la vie avec cette recette de Yannick Alléno, mais quand je vois que je vais perdre contre des cookies aux smarties, je me dis que franchement c’était pas la peine de me mettre la râte au court bouillon.

BREF – point d’aigreur mes amis, la Petite Cuisine est un havre de douceur où chacun aime son prochain et souhaite le meilleur à tous, mêmes aux concurrentes qui visiblement ont (un peu) triché en faisant voter des robots pour elles –  quand j’ai appris ça j’ai cru que j’allais en avaler ma râpe microplane.

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Festival « In » et « Off » dans la Petite Cuisine.

Version "In"

Ce billet est rédigé dans le cadre du concours « Blogueuses by Madame » du Figaro Madame dont le thème est « Festival ». Si ce billet vous plait et que vous souhaitez soutenir la Petite Cuisine, vous pouvez voter pour nous  !

Festival …

Pour être sincère, j’ai eu un peu de  mal à me l’approprier ce thème …

Il m’a déjà fallu deux jours pour arrêter de penser « Carnaval » – et heureusement, car à part le lancer de harengs du carnaval de Dunkerque,  je n’arrivais pas à y puiser grand chose comme inspiration culinaire…

Ma réflexion s’est alors portée sur le tout proche Festival de Cannes, et j’ai envisagé d’écrire mon article autour du cinéma et de la gastronomie, ce qui m’a paru éminemment brillant le temps d’une soirée – jusqu’à ce que je me rende à l’évidence : 212 456 articles ont déjà été écrits sur ce thème*.

Un poil découragée, je me suis alors demandé ce que j’avais envie de faire.

… et comme d’habitude, j’avais envie de cuisiner.

J’avais envie de régaler les festivaliers. J’avais envie de composer mon plat du grand dîner de clôture du Festival.

Version "Off"

Et comme dans la Petite Cuisine on ne fait pas les choses à moitié, nous allons, mesdames et messieurs, vous servir pour le même tarif une version « In » et une version « Off » de notre recette festive et remarquable*.

Les mêmes ingrédients, deux partitions différentes, comme les deux faces du festival d’Avignon se jouant à la fois dans la grande cour du Palais des Papes, et dans les recoins improbables de vieux immeubles cracras, transformés en temples de la culture underground le temps d’une soirée.

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Sauce « dip » world food à la coriandre pour apéros, langoustines ou crudités de printemps.

Exotique et gourmand

L’autre jour à la radio, j’entendais une musicienne s’agacer de l’emploi de l’expression « world music ». Elle disait au journaliste : « Mais la world music ça ne veut rien dire, c’est juste un truc inventé par les occidentaux pour parler des autres musiques que les leurs – après tout, le rock and roll ou l’opéra aussi sont de la World Music ».

J’ai trouvé ça très juste, et comme je suis tout le temps en train de penser à la cuisine, je me suis demandée si on ne pouvait pas transposer cette remarque à la dénomination « World Food ». Et si pour nous, les Français, l’expression « World Food » ne concernait pas un peu toutes les cuisines à part la notre ?

Oui car entre nous, nous savons bien que nous sommes les seuls à faire de la vraie « Food » originelle.  Après tout, la « Food » matrice c’est quand même un peu nous les Français qui l’avons inventée – et si parfois on se sent obligés de dire (par pure politesse) que les autres cuisines du monde sont toutes aussi merveilleuses, au fond de nous, on le sait bien, en matière de vraie cuisine, on survole le débat !

Attention mettons nous bien d’accord : l’important ici n’est pas de savoir si notre cuisine est vraiment la meilleure – mais juste de comprendre que nous autres Gaulois en sommes intimement convaincus. Tout comme les texans sont convaincus qu’ils sont les meilleurs en business, les italiens pensent qu’ils sont les meilleurs en football, et les anglais sont persuadés de leur supériorité en à peu près tout.

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L’oeuf et l’asperge à l’anis vert d’Anne Sophie Pic : pourquoi faire simple quand c’est si bon de faire compliqué ?

La classe ...

Et donc la voila, la recette compliquée comme je les aime. Peu d’ingrédients,  beaucoup de travail, et le résultat est superbe. Délicieusement fin et délicat : les arômes subtils de l’asperge et la fraîcheur de l’anis vert, le fondant riche et onctueux de l’oeuf – c’est magnifique.

Quand je me lance dans ce genre d’aventures, j’ai vraiment l’impression de faire quelque chose de spécial, de particulier, et d’offrir à mes convives un plat qu’ils ne mangeront pas ailleurs. Il est vrai que c’est un peu risqué, alors mon conseil : sur ce genre de trucs, il est indispensable de faire un ou deux essais avant de les servir en grande pompe – il n’y a que dans Un diner presque parfait qu’on se lance dans des recettes ultra-compliquées le jour J, et encore c’est pour amuser la galerie.

Petit aparté avant de vous livrer la recette : la Petite Cuisine a été sélectionnée parmi les finalistes du concours « Rédactrices d’un jour »  du Figaro Madame, grâce à notre billet sur L’Arpège. Nous ne sommes pas peu fiers – même si le plus dur reste à faire : il nous faudra bientôt écrire un texte sur un sujet imposé, et ensuite récolter le plus de votes possibles (ce qui me rend déjà malade, je sens que je vais me sentir aussi à l’aise que lorsque j’étais petite et qu’il fallait vendre des billets de tombola  – je n’osais même pas les proposer à ma grand mère tellement j’étais mortifiée). Lire la suite

Filet de canard cru au thon séché : la gastronomie c’est pas compliqué !

Surprenant et grandiose.

Quand j’ai commencé à vraiment faire la cuisine, ce qui m’agaçait par dessus tout, c’était que l’on me reproche de faire de la cuisine compliquée. Peut être que ce dont j’avais peur, c’était que l’on m’accuse d’un certain snobisme culinaire, ou d’un manque de naturel. Je ne sais pas bien, mais en tous les cas je le prenais mal.

Quand je cuisinais en vacances, ma mère me précisait toujours de faire « simple »; quant à mon ami Martin, je ne compte plus les fois où il m’a fait de grands discours sur la simplicité parfaite de la tarte aux pommes, histoire de me faire passer un discret message sur la complexité superflue de certaines préparations.

Je protestais avec véhémence, expliquant alors que « La bouillabaisse maison c’est quand même pas hyper compliqué, il faut juste faire une soupe et y mettre des poissons » – ou que « Le Paris-Brest quand on y réfléchit, c’est à peine plus compliqué qu’une tarte aux pommes« .

Un jour que je ruminais mon énervement car quelqu’un avait du oser me dire que ma « Crème chiboust sur gelée de citron et fraises des bois » avait l’air compliquée à faire; d’un seul coup, la lumière m’est venue.

C’était vrai. C’était (très) compliqué.

Et alors ?

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