Archives pour la catégorie Apéritif

Rouleaux de printemps à la mangue verte, sauce au riz grillé.

Bonjour les mangeurs de primeurs! Aujourd’hui dans la petite cuisine on fait simple, on fait ensoleillé, on fait parfumé, on fait light – bref, je suis sure que vous voyez où je veux en venir : on fait printanier ! Je vous en avais déjà parlé ici, j’adore les rouleaux de printemps, et je me désespère souvent de la médiocrité de ceux que l’on nous sert en général.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est vraiment pas compliqué à préparer soi même : à peine le temps de préparer une salade, et hop c’est fait.

Ces derniers temps, j’ai même trouvé un truc sympa pour leur donner une touche chic et fruitée : je leur rajoute un peut de mangue verte râpée.  La mangue verte est très utilisée dans la cuisine Tahïlandaise, alors à force de la croiser au détour des recettes, j’ai fini par me laisser séduire.

Seulement voila : pour être tout à fait honnête, je n’ai toujours pas bien compris si l’appellation « Mangue verte »  désigne une espèce de mangue particulière … ou bien plus simplement une mangue pas mure. (NDLR Août 2013 : maintenant j’ai compris, il s’agit bien d’une mangue spécifique. Cette petite mangue verte thaïlandaise existe en version sucrée ou acide. Regardez dans vos magasins asiatiques, ces manges de forme allongées ne rougissent jamais, et dans la grande majorité des cas il sera précisé « sucré » ou « acide » sur l’étiquette). 

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Le tempura de poireaux crayons au thé matcha de Christophe Pelé

Bonjour les mangeurs de bonnes choses ! Aujourd’hui, mamie vous a préparé une surprise : un truc qui a l’air de rien comme ça mais qui en fait est de la GRANDE cuisine. On a mangé ça l’année dernière à la Bigarrade, nous étions quatre et nous en sommes tous restés sur le derrière : fantastique.

Une partition géniale du chef Christophe Pelé*, l’assemblage est juste merveilleux. Le poireaux est à la fois frais, fondant et piquant, légèrement sucré. Le tempura apporte croustillant et un léger gras. Le thé matcha (que j’aime décidément en cuisine) apporte son amertume, son côté poudré et sa saveur herbacée, fine et prononcée. Le résultat est fantastique.

Cela faisait un moment que je voulais vous en parler (on l’a refait plusieurs fois à la maison, et chaque fois ce fut un grand moment).

Voici donc ma très modeste version de ce grand plat, que je vous conseille illico d’essayer, ne me remerciez pas c’est pour vous ça me fait plaisir.

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Huîtres chaudes au persil et parmesan : les huîtres chaudes, c’est la classe.

Non mais c’est vrai quoi, vous ne trouvez pas ? Les huîtres (du moins pour ceux qui les aime) ont déjà un je-ne-sais-quoi de festif, mais lorsqu’elles sont chaudes, cela fait tout de suite « grand soir ». Sans compter que bon nombre de gens effrayés par les huîtres crues se laisseront tenter plus facilement par la version chaude, qui, il est vrai, bouge un peu moins.

Alors, si comme moi votre égo cuisinier vous réclame des plats qui font pousser des « ho » et des « ha » aux convives, en voici un garanti sur facture, ne me remerciez pas c’est Noël, et vous êtes mes chéris trésors il faut bien que je vous gâte un peu.

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Anchois frais marinés aux herbes et quelques conseils pour cuisiner les herbes fines.

Je vous ai déjà parlé ici de mon amour inconsidéré pour les anchois, il me vient sans doute de mon papa qui en mangerait probablement au petit déjeuner si on le laissait faire.

Frais ou à l’huile d’olive, sous forme de pâte ou d’anchoïade, il est rare qu’ils ne fassent pas ne serait-ce qu’une modeste apparition sur nos tables familiales. Mais ce n’est heureusement pas la seule obsession de notre famille d’irrécupérables gourmands, nos addictions sont multiples, en matière de nourriture nous sommes (en quelque sorte) polytoxicomanes.

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Panzanella, Alain Ducasse, la méditerrannée et moi.

Bonjour les amateurs de bonnes choses !

Pour commencer, on vous souhaite un bel été, car je ne sais pas pour vous, mais moi, l’été, la chaleur, la lumière : ça me rend toute chose.

C’est même mon obsession, et dès que je rencontre quelqu’un, il me faut en général moins de dix minutes pour placer la ritournelle suivante : « Je suis moitié provençale, la méditerranée c’est mon sang, je suis fille de la garrigue, le sud me manque, vite du soleil sinon je dépéris« .

Avouez que pour une bretonne c’est pas banal, et le pire c’est que c’est vrai. Je ressens physiquement en permanence le besoin de soleil, d’odeurs de résineux, d’iode et d’oliviers surchauffés; quant à la vue d’un bougainvilliers, elle me fait l’effet d’une boite de prozac.

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Pressé d’artichauts à la boutargue : this morning a boutargue saved my day.

Pouf comment ça va mes gourmands ? Nous on est en petite forme tiens, et ce matin on n’en menait pas large quand le facteur a sonné avec le genre de recommandé dont on se passerait bien. Rien de grave je vous rassure, mais de quoi nous mettre la boule dans la gorge et le poids du monde sur les épaules. J’en étais même un peu retournée, limite larmichette dans la Petite Cuisine et il m’a fallu quelques minutes pour me remettre en route.

Qu’est-ce que j’étais en train de faire d’ailleurs ? Ha oui, je m’aprétais à prendre de la boutargue en photo pour illustrer la recette d’aujourd’hui, une très belle composition, rafinée et simple à la fois, comme on les aime.

Bref, toujours avec mon recommandé en tête, je prépare ma petite scène de prise de vue et je tranche ma boutargue en deux, afin que son bel orangé* soit mis en valeur.

Je coupe. Je regarde. C’est beau, c’est lumineux. L’iode me monte au narines, je peux presque sentir la mâche un peu collante et l’amertume complexe du « caviar de la méditerrannée ». Et sans même m’en rendre compte, je souris.

C’est venu tout seul, c’est venu d’un coup – je me suis retrouvée avec un grand sourire sur la face – comme quoi, être une gourmande pathologique, parfois, ça aide.

Bref, ça ne nous a pas donné de solution à nos problèmes, mais au moins on est parti au boulot le coeur plus léger.

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Petit chèvre frais à la roquette, fondue de tomates, et pignons d’Iran.

Frais et crémeux

Ha mes amis on rame en ce moment, vous pouvez pas savoir ! Et ce qui nous rend le plus grognon, c’est qu’on n’a plus beaucoup de temps pour s’occuper de la Petite Cuisine. En tous les cas promis, on fait tout pour que ça s’améliore, et fissa.

Et en attendant, pour se réconforter sans passer la soirée en cuisine, on vous propose une façon rapide de faire un plat festif et ensoleillé en 2 mn maxi, un plat  pour les gens surbookés qui veulent quand même manger bon et joli – parce qu’il n’y a pas de raisons !

Le seul point un peu long de la recette est la fondue de tomates, mais vous pouvez la faire à l’avance, ou si vous êtes vraiment trop préssés, la remplacer par une concassée de tomates crues faite à la minute.

Alors allez-y, vous verrez, ça réconforte après une grosse journée de boulot.

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Verrine juste tiède d’épinards et haddock pour buffets printaniers.

Relevé et subtil.

Si vous passez régulièrement dans le coin, vous aurez peut être noté que je suis dans une période assez « haddock ».

C’est vrai. Le haddock et moi sommes en pleine honey moon.

En fait cette passion fusionnelle avec un aliment me tombe dessus à chaque fois que j’ai réussi à « retourner » quelque chose que je n’aimais pas avant.  Car quand je n’aime pas quelque chose*, cela m’intrigue, et je le poursuis de mes assiduités jusqu’à ce que je change d’avis.

C’est une véritable stratégie : je goûte un tout petit bout à chaque fois que je le croise, juste pour vérifier que je n’aime toujours pas. Cela peut durer des années, mais en général, ça fonctionne : je finis par tomber dedans.

J’ai ainsi connu plusieurs retournements spectaculaires : il y a vingt ans, c’étaient les escargots. Il y a dix ans, les coeurs de canard. Il y a deux ans, j’ai même succombé aux charmes du cèleri rave (et pourtant, celui là, je pensais bien qu’il ne m’aurait jamais…). Lire la suite