La soupe du Vendredi – la bombe vietnamo-thaïlandaise de la rue au Maire.

It's Friday, I'm in love !

« Dans le  13ème arrondissement, maintenant ils font tous du Phô – j’te jure, tu te promènes dans les Olympiades, tu te croirais à Saïgon« …  Ainsi s’exprime le minuscule et pétillant patron du « Bon Phô« , un restaurant Vietnamien/Thaïlandais situé rue au Maire, en plein épicentre du Marais Chinois.

Ouvert il y a un an à peine, il se fait lentement sa réputation de bonne cantine asiatique, dans un coin où la concurrence est pourtant rude. Il faut dire qu’en matière de Phô ici on sait de quoi on parle, et la qualité de sa soupe dépassant même celle de la rue Volta (la star du coin), le bien nommé « Bon Phô » trouve petit à petit sa clientèle … Lire la suite

Une délicieuse crème mozzarella/asperges – et un petit guide des bons bouillons de poule.

Nice dip !

J’ai découvert il y a quelques jours le très joli blog Alter Gusto, et  j’y ai croisé une petite nouveauté qui m’a fait de l’œil, en la personne d’une verrine crème de mozzarella / asperges.
Quoi ? Comment ça, bof ? Vous plaisantez ou quoi ? L’idée d’utiliser la mozza comme base de crème n’est elle pas la promesse d’une onctuosité toute animale ?

Il faudra bien entendu utiliser la seule, la vraie, la bonne mozzarella – celle « Di buffalla ». Voire même, si votre traiteur Italien en vend : de la Burrata (trop la classe).
Celui ou celle qui tenterait cette recette avec un infâme « pain de mozza » pourrait tout aussi bien préparer une omelette avec des œufs en tube.

Bref – après vous avoir livré la recette de cette petite bombe italienne, on va aussi vous parler de bouillon. Car pour cette recette mes amis nous utiliserons du bouillon de poule. Et même si on adore faire notre propre bouillon (wéééé), il y a des jours où franchement c’est pas possible. Alors pour vous éviter de faire des impairs, tout en vous permettant de profiter des avantages incontestables de l’utilisation des bouillons préparés, voici un petit guide à (ne pas) prendre au sérieux. Lire la suite

Bras : impression Aubrac

Sommet du monde

C’est peut être bien la perfection dont nous nous sommes approchés en cette belle soirée d’Avril, sur le toit de l’Aubrac, alors que nous prenions place à l’avant du vaisseau amiral de la famille Bras, suspendus au dessus de la nature et des fleurs sauvages, prêts à décoller.

L’attente est énorme : la déception pourrait-elle être au rendez vous ? On a tant parlé de Bras, de son gargouillou de légumes, de son amour de la nature, de son génie, de son coulant au chocolat – que va-t il nous en rester ?

Je vous rassure : que du bon.

Aujourd’hui, une semaine après, nous sommes encore émus par cette succession implacable de moments d’exceptions. Lire la suite

Pasta Primavera, la classe à l’état pur.

C'est le printemps !

Vous en connaissez beaucoup vous, des plats qui ont un aussi joli nom? C’est vrai que ça fait tout de suite envie, alors que vous imaginez la tête de vos invités si vous leur dites que vous leur avez préparé des pâtes aux petits pois et aux courgettes ?

En fait c’est tout un concept les Pasta Primavera , c’est l’Italie, c’est le retour du printemps, c’est un hommage à la nature, mais c’est aussi un acte de cuisinier courageux car ça peut mal se finir – et si c’est raté, c’est pas bon du tout.   Alors que si c’est réussi – wouah quel délice, quel croquant, quelle fraîcheur.  Il faut juste la bonne recette ; alors vous êtes prêts à faire valser les asperges ? C’est parti ! Lire la suite

Shopping gourmand à Paris : Thés, épices, et bouillon pour le portefeuille.

Emplettes

Avec Paris ce qu’il y a de chouette c’est que dès qu’il fait beau, c’est facile de se sentir en vacances. Voila pourquoi Samedi dernier, au lieu de ranger mes placards, je me suis sentie l’âme printanière et je suis partie me ballader. Résultat : suis rentrée chargée comme un baudet, ça ne s’est pas arrangé pour les sus-cités placards.

Cela dit, j’ai trouvé en route deux adresses dont j’ai eu envie de vous parler : les Établissements Lion (Jardinerie-épicerie à Abesses) ;et la nouvelle boutique des thés Kusmi de la rue des Rosiers. Lire la suite

Brochettes de crevettes aux herbes « Retour du Maroc », et comment utiliser le Sumac en cuisine.

Charme de l'Orient

L’autre jour, sur le très œnophile blog « A boire et à manger », l’auteur regrettait de ne pas savoir utiliser le sumac. Vous voyez ce que c’est le sumac ? Les libanais, par exemple, en saupoudre toujours un peu leur hoummous, et moi c’est une de mes découvertes de cette année.

Il s’agit à la base d’un arbuste dont on utilise les baies aromatiques, entières ou en poudre. En fait le sumac n’a pas vraiment de goût, mais il apporte tanins, fraîcheur et acidité aux préparations. Quand j’en ai acheté, le vendeur m’a simplement dit : « Utilisez le partout où vous mettriez du citron« .

Et le sumac est devenu un incontournable dans ma cuisine : dans les marinades, les salades, avec les viandes ou sur une omelette. Alors en rentrant du Maroc, les bras chargés d’herbes et d’épices, je sors le Sumac pour préparer quelques brochettes de crevettes réconfortantes.

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Pommes de terre nouvelles roties et topinambours à la sauge, au citron et aux olives de Kalamata; où l’on reparle du CookBoook Ottolenghi

Bombe solaire

Il parait qu’en général, dans un livre de cuisine, les gens ne font guère plus d’une ou deux recettes. Et je ne parle même pas des livres dont aucune proposition n’a jamais su nous séduire au point de passer à l’acte.

Alors un livre qu’on a depuis 6 mois et qu’on pratique déjà assidument (j’en avais déjà parlé là), cela n’arrive pas tous les jours. Qu’est ce qu’il a de plus que les autres ce cookbook de monsieur Ottolenghi ?

D’abord une vraie vision, une cuisine méditerranéenne fraiche, authentique, et gourmande à la fois. Là où beaucoup se contentent de proposer des grosses salades avec trois ingrédients à la mode, chez Ottolenghi on pratique une cuisine savoureuse et d’une gourmandise insolente : quand on goute la recette, c’est toujours encore meilleur que cela n’en avait l’air.

Ensuite, une vraie démarche de transmission. Tout est expliqué en détail : la genèse de la recette, le pourquoi des produits, les alternatives de service ou d’assaisonnement. On sent que les auteurs ont littéralement envie de partager leurs recettes avec nous, de nous faire gouter ce qu’ils aiment servir dans leur restaurant, et ça marche : cette gourmandise communicative se transmet par capillarité rien qu’en feuilletant le livre.

Conclusion : alors que beaucoup de livres de recettes (pourtant encensés par la presse et la critique) nous ont profondément déçus ces derniers mois, voici un ouvrage que nous vous recomandons chaleureusement (si vous parlez anglais toutefois). Lire la suite

Huitres chic et oursins choc chez Régis.

Chez Régis

« Moi, je n’achète mes huitres que chez Régis » me raconte ma copine Alex l’autre jour.

Régis qui ? Connais pas Régis moi. Mais quand les gens qui habitent gare de l’Est vont acheter leurs huitres dans le 6ème arrondissement, c’est forcément qu’elles doivent valoir le détour. Une telle infraction à la loi des rives mérite toute mon attention*.

En plus le dénommé Régis n’est même pas poissonnier, sa boutique est juste une « huitrerie ». Et le lieu n’est d’ailleurs pas plus grand qu’un mouchoir de poche : un comptoir, quatre tables – mais une belle atmosphère …
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