Les courgettes farcies aux coques « façon riviera » de Yannick Alleno

Parmi les chefs trois étoiles actuellement au sommet de leur gloire, le brillant Yannick Alléno (chef du Meurice) tient une bonne place. Bien que je n’ai pas eu la chance de m’asseoir à sa table, je l’admire par procuration, et ce en particulier à travers son livre 101 Créations (dont je vous parlais ici), magnifique ouvrage présentant une cuisine lumineuse et ultra-raffinée. Du coup, lorsqu’il a sorti son magazine Yam (Yannick Alleno Magazine, en toute simplicité), je me suis abonnée illico, et je n’ai pas eu tort, c’est toujours un grand moment de lecture et de découverte.

Le magazine est divisé en deux parties  : Grande table pour les recettes gastronomiques, et Simple table pour les recettes plus abordables (mais l’honnêteté me pousse à avouer, au risque terrible de baisser dans votre estime, que même les recettes simple table sont costaudes pour moi).

Bref, il y en a tout de même une qui m’a intéressée dans le dernier numéro, c’est une recette de courgettes farcies aux coques « façon riviera », que j’ai trouvé si mimi-mignonnes que j’ai su au premier regard qu’il FALLAIT que je les cuisine un jour. Ce qui fut fait dimanche et je n’étais pas peu fière du résultat.  Non mais regardez-les, elles sont pas jolies ? Je ne sais pas pour vous, mais moi cela m’émeut sacrément plus qu’un cup cake*.

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Chez Robert, « Les pieds dans l’eau » c’est pas du pipeau.

Hello hello, amis du bon goût et de la bonne chère, on espère que votre mois d’Août se passe à peu près aussi bien que le notre, qui ne fut pas dégoûtant, il faut bien le dire.

On ne va pas vous raconter notre vie mais il y a eu du soleil (et ouais), de la pluie (aussi), des coquillages, des téléphériques, des tongs, des bottes, de l’araignée, de l’anchoïade, de la bière des frères Alphand*, du Meursault Charmes, de la pintade en croûte de citron, et bien sur, de la Pizza.

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Tarte au sarrasin, caviar d’aubergines, courgettes et tomates.

Hello les gens qui ont froid* ! Bon ben c’est en bottes et collants que je vous écris, c’est pas banal un 23 Juillet hahaha (rire crispé). Et encore, je ne devrais pas trop râler parce que nous au moins, on est au boulot. C’est seulement la semaine prochaine qu’on vacationne – alors on serre les dents et on attend que ça passe.

Le truc qui est chouette, c’est qu’on a quand même des fruits et légumes d’été, un peu étrange cette impression de manger des abricots à la Toussaint mais ça console, alors aujourd’hui on prépare une tarte estivale au possible, parfaite pour un pique-nique (ou pour une soirée au coin du feu selon l’endroit où vous avez posé vos bagages).

Il est très rare que je fasse une tarte salée. J’ai déjà du vous le dire sur ces pages, en salé je ne suis pas très « tartes/quiches/cakes ». Je n’ai rien contre par principe, je trouve ça juste souvent sans grand intérêt. Mais il y a heureusement des exceptions, comme par exemple la merveilleuse pâtisserie du Pain de Sucre, qui propose des tartes salées auxquelles je dresserai des monuments. Je vous recommande en particulier la tarte aux escargots (avec cresson et fondue de poireaux), et surtout la formidable tarte aux ris de veau (elle coûte le prix du poids du veau en or massif, mais croyez-moi, c’est un grand moment).

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Anchois frais marinés aux herbes et quelques conseils pour cuisiner les herbes fines.

Je vous ai déjà parlé ici de mon amour inconsidéré pour les anchois, il me vient sans doute de mon papa qui en mangerait probablement au petit déjeuner si on le laissait faire.

Frais ou à l’huile d’olive, sous forme de pâte ou d’anchoïade, il est rare qu’ils ne fassent pas ne serait-ce qu’une modeste apparition sur nos tables familiales. Mais ce n’est heureusement pas la seule obsession de notre famille d’irrécupérables gourmands, nos addictions sont multiples, en matière de nourriture nous sommes (en quelque sorte) polytoxicomanes.

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Panzanella, Alain Ducasse, la méditerrannée et moi.

Bonjour les amateurs de bonnes choses !

Pour commencer, on vous souhaite un bel été, car je ne sais pas pour vous, mais moi, l’été, la chaleur, la lumière : ça me rend toute chose.

C’est même mon obsession, et dès que je rencontre quelqu’un, il me faut en général moins de dix minutes pour placer la ritournelle suivante : « Je suis moitié provençale, la méditerranée c’est mon sang, je suis fille de la garrigue, le sud me manque, vite du soleil sinon je dépéris« .

Avouez que pour une bretonne c’est pas banal, et le pire c’est que c’est vrai. Je ressens physiquement en permanence le besoin de soleil, d’odeurs de résineux, d’iode et d’oliviers surchauffés; quant à la vue d’un bougainvilliers, elle me fait l’effet d’une boite de prozac.

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Inside le Couteau d’Argent, un reportage exclusif de la petite cuisine.

C’est ma copine Audrey qui m’a parlé la première de la boucherie du Couteau d’Argent, et de son chef d’orchestre, le célèbre Yves-Marie le Bourdonnec* (et futés comme vous êtes, vous aurez deviné qu’il n’est pas Alsacien).

Surnommé sans frémir « le meilleur boucher du monde » par bon nombre d’amateurs carnivores, Yves-Marie milite avec un punch indéniable pour de meilleures pratiques d’élevage et de consommation des viandes – le tout en pratiquant la boucherie avec génie, ce qui lui permet de prouver dans l’assiette que son combat n’est pas qu’une vue de l’esprit.

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Pressé d’artichauts à la boutargue : this morning a boutargue saved my day.

Pouf comment ça va mes gourmands ? Nous on est en petite forme tiens, et ce matin on n’en menait pas large quand le facteur a sonné avec le genre de recommandé dont on se passerait bien. Rien de grave je vous rassure, mais de quoi nous mettre la boule dans la gorge et le poids du monde sur les épaules. J’en étais même un peu retournée, limite larmichette dans la Petite Cuisine et il m’a fallu quelques minutes pour me remettre en route.

Qu’est-ce que j’étais en train de faire d’ailleurs ? Ha oui, je m’aprétais à prendre de la boutargue en photo pour illustrer la recette d’aujourd’hui, une très belle composition, rafinée et simple à la fois, comme on les aime.

Bref, toujours avec mon recommandé en tête, je prépare ma petite scène de prise de vue et je tranche ma boutargue en deux, afin que son bel orangé* soit mis en valeur.

Je coupe. Je regarde. C’est beau, c’est lumineux. L’iode me monte au narines, je peux presque sentir la mâche un peu collante et l’amertume complexe du « caviar de la méditerrannée ». Et sans même m’en rendre compte, je souris.

C’est venu tout seul, c’est venu d’un coup – je me suis retrouvée avec un grand sourire sur la face – comme quoi, être une gourmande pathologique, parfois, ça aide.

Bref, ça ne nous a pas donné de solution à nos problèmes, mais au moins on est parti au boulot le coeur plus léger.

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Saint Pierre et fenouil confit à l’huile d’olive et curry.

Ha ben flute tiens, on n’a pas gagné le concours du Figaro il paraît. Pourtant on a eu tout plein de soutien de beaucoup de chouette monde – et rien que pour ça, ça valait le coup : alors un immense MERCI à vous qui avez crus en nous, vous êtes des choux à la crème de pétales de roses !

Allez, pour se réconforter et passer à autre chose, une recette simple mais très fine, et qui sort de l’ordinaire comme on les aime. Le genre de recette qui nous attrape la gourmandise par le bout du nez.

Et puis ça nous fait plaisir de vous parler du Saint Pierre, c’est peut être bien le poisson qu’on préfère. Sa chair est délicieuse, finement iodée, la texture est parfaite, ni trop molle ni trop ferme : dans la Petite Cuisine nous en sommes dingos.

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