Archives pour la catégorie Accords mets-vins

Huîtres chaudes au persil et parmesan : les huîtres chaudes, c’est la classe.

Non mais c’est vrai quoi, vous ne trouvez pas ? Les huîtres (du moins pour ceux qui les aime) ont déjà un je-ne-sais-quoi de festif, mais lorsqu’elles sont chaudes, cela fait tout de suite « grand soir ». Sans compter que bon nombre de gens effrayés par les huîtres crues se laisseront tenter plus facilement par la version chaude, qui, il est vrai, bouge un peu moins.

Alors, si comme moi votre égo cuisinier vous réclame des plats qui font pousser des « ho » et des « ha » aux convives, en voici un garanti sur facture, ne me remerciez pas c’est Noël, et vous êtes mes chéris trésors il faut bien que je vous gâte un peu.

Lire la suite

Saint Marcellin chaud aux morilles séchées

Allez, Noël approche, aujourd’hui je vous fais un petit cadeau. D’un seul coup d’un seul vous allez recevoir une super idée de livre à offrir, et en même temps une recette de fromage de fête d’anthologie, qui vous évitera de dépenser un demi-mois de salaire dans un brie aux truffes bien souvent trop beau pour honnête*.

J’ai donc trouvé cette recette en lisant le fantastique « Initiation à la cuisine du Champignon »** de Philippe Emanuelli, le génial patron du Café des Spores à Bruxelles – livre que je vous recommande et qui est devenu un must de ma bibliothèque pourtant bien fournie.

Lire la suite

Huîtres spéciales, andouille grillée, échalotes et galettes de sarrasin.

De temps en temps on croise des plats comme ça dont on n’arrive pas à se remettre. Et celui là il ne m’a pas loupée. On parle beaucoup d’alliances terre-mer ces jours-ci, en voila une qui ne mégote pas : la terre et la mer, on se les prend bien dans la face !

On pourrait croire que cette recette constitue le plat emblématique  de quelque auberge de Bretagne, et pourtant c’est bien à Lyon, à la mythique table de la mère Brazier, que nous avons eu la chance de déguster cette splendeur. Je vous parlerai bientôt plus en détail de cette soirée mémorable, mais pas tout de suite, car avant toute chose, il FALLAIT que je refasse ce plat. Je voulais tout de suite me l’approprier, histoire de voir si j’arrivais à approcher quelque peu le travail du grand Mathieu Viannay (le chef de la Mère Brazier, donc).

Lire la suite

Petits rôtis de foie de veau aux cèpes et autres champignons

Voila une recette trouvée dans je ne sais plus quel magazine culinaire (Saveurs je dirais) et qui me trottait dans la tête depuis un moment. On adore le foie de veau dans la Petite Cuisine, et l’idée de ces petits rôtis individuels me plaisait pas mal.

La seule question que je me posais était la difficulté du montage, en gros de savoir si ça allait être possible dans la vraie vie de donner une forme acceptable au truc. Et bien oui – et en plus c’est facile. Voila donc une recette que je vous conseille pour cet automne, faites vous plaisir !

Lire la suite

Anchois frais marinés aux herbes et quelques conseils pour cuisiner les herbes fines.

Je vous ai déjà parlé ici de mon amour inconsidéré pour les anchois, il me vient sans doute de mon papa qui en mangerait probablement au petit déjeuner si on le laissait faire.

Frais ou à l’huile d’olive, sous forme de pâte ou d’anchoïade, il est rare qu’ils ne fassent pas ne serait-ce qu’une modeste apparition sur nos tables familiales. Mais ce n’est heureusement pas la seule obsession de notre famille d’irrécupérables gourmands, nos addictions sont multiples, en matière de nourriture nous sommes (en quelque sorte) polytoxicomanes.

Lire la suite

Petit chèvre frais à la roquette, fondue de tomates, et pignons d’Iran.

Frais et crémeux

Ha mes amis on rame en ce moment, vous pouvez pas savoir ! Et ce qui nous rend le plus grognon, c’est qu’on n’a plus beaucoup de temps pour s’occuper de la Petite Cuisine. En tous les cas promis, on fait tout pour que ça s’améliore, et fissa.

Et en attendant, pour se réconforter sans passer la soirée en cuisine, on vous propose une façon rapide de faire un plat festif et ensoleillé en 2 mn maxi, un plat  pour les gens surbookés qui veulent quand même manger bon et joli – parce qu’il n’y a pas de raisons !

Le seul point un peu long de la recette est la fondue de tomates, mais vous pouvez la faire à l’avance, ou si vous êtes vraiment trop préssés, la remplacer par une concassée de tomates crues faite à la minute.

Alors allez-y, vous verrez, ça réconforte après une grosse journée de boulot.

Lire la suite

L’oeuf et l’asperge à l’anis vert d’Anne Sophie Pic : pourquoi faire simple quand c’est si bon de faire compliqué ?

La classe ...

Et donc la voila, la recette compliquée comme je les aime. Peu d’ingrédients,  beaucoup de travail, et le résultat est superbe. Délicieusement fin et délicat : les arômes subtils de l’asperge et la fraîcheur de l’anis vert, le fondant riche et onctueux de l’oeuf – c’est magnifique.

Quand je me lance dans ce genre d’aventures, j’ai vraiment l’impression de faire quelque chose de spécial, de particulier, et d’offrir à mes convives un plat qu’ils ne mangeront pas ailleurs. Il est vrai que c’est un peu risqué, alors mon conseil : sur ce genre de trucs, il est indispensable de faire un ou deux essais avant de les servir en grande pompe – il n’y a que dans Un diner presque parfait qu’on se lance dans des recettes ultra-compliquées le jour J, et encore c’est pour amuser la galerie.

Petit aparté avant de vous livrer la recette : la Petite Cuisine a été sélectionnée parmi les finalistes du concours « Rédactrices d’un jour »  du Figaro Madame, grâce à notre billet sur L’Arpège. Nous ne sommes pas peu fiers – même si le plus dur reste à faire : il nous faudra bientôt écrire un texte sur un sujet imposé, et ensuite récolter le plus de votes possibles (ce qui me rend déjà malade, je sens que je vais me sentir aussi à l’aise que lorsque j’étais petite et qu’il fallait vendre des billets de tombola  – je n’osais même pas les proposer à ma grand mère tellement j’étais mortifiée). Lire la suite

Lamelles de noix de St Jacques de Joel Robuchon : une jolie façon de finir la saison !

Grande cuisine simple

Et ça y est on arrive à la fin des St Jacques, alors pour vous consoler je vous propose cette recette simple (pour de vrai) et ultra chic, tirée du très réussi Robuchon Facile récemment paru aux éditions Ducasse. Ce n’est pas le premier livre de grand chef qui nous garantit d’accéder sans trop de complication à un niveau étoilé, mais pour une fois celui-ci tient bien sa promesse. Les étapes sont simples, les explications claires, et la cuisine reste très gourmande, et ne manquera pas d’impressionner vos convives.

Le secret du succès de cette recette en particulier est clairement dans le jus de moules, qui vient parfumer la sauce à la crème et donner complexité, longeur en bouche et une belle dose de charme à nos St Jacques. Ne partez pas en courant, le jus de moules il n’y a franchement rien de plus facile à faire, et ensuite ça se congèle très bien, vous pourrez le réutiliser dans de nombreuses préparations.

Pour finir, je précise également que la recette originale utilise du caviar, mais comme nous ne sommes pas encore milliardaires (ce qui, vous en conviendrez, est un peu contrariant), j’ai utilisé des faux oeufs de harengs. Je sais que tout le monde n’approuve pas leur côté artificiel* mais je trouve que cela apporte couleur, texture et une amertume bienvenue, même si ok ce n’est pas vraiment le produit le plus authentique du monde.

Lire la suite