Archives mensuelles : octobre 2010

Velouté de navets à la coriandre et au cumin, et se souvenir du Maroc.

C'est bon comme là bas

Cette année, il s’en est passé des choses dans la Petite Cuisine, des événements considérables (comme la découverte du pouvoir addictif démentiel du beurre Bordier au Yuzu) – mais si je devais choisir l’étape la plus marquante, ce serait sans aucun doute notre escapade marocaine. Bien entendu, comme tout le monde, je connaissais les classiques de la cuisine marocaine – mais vus depuis la France, et donc sans pouvoir en saisir toute la vérité.

La cuisine des épices (puisque c’est quand même de ce dont il s’agit), aussi médiocre soit-elle lorsqu’elle est mal maîtrisée, peut offrir un enchantement subtil et puissant, comme ce pays magnifique qui m’a envoutée d’un coup, paf, sans prévenir. Pour tout vous dire, 6 mois après j’y pense encore tous les jours.

J’ai découvert une gastronomie raffinée, complexe, gourmande, qui demande de l’engagement – mais quelle récompense !

Je commence donc petit à petit à digérer ce que nous avons vu, ce que nous avons goûté, et je me lance doucettement dans quelques réalisations sur le mode Marocain. Lire la suite

Rillettes de pintade au poivre vert en trois coups de cuillère à pot

Apéro select

On dit  souvent que dans le cochon, tout est bon – et je m’étonne à chaque fois qu’on ne dise pas la même chose des volailles. De la crête du coq jusqu’au pattes des poulets sans oublier les (hum) rognons blancs, rien ne se perd. En ce qui me concerne, pour les pattes je ne suis pas encore tout à fait prête.
Mais pour le reste, chères amies volailles, si vous arrivez jusqu’ici, je vous promets que vous serez intégralement cuisinées, garanti sur facture.
Ainsi donc j’ai récemment recueilli une belle et accorte pintade, que j’ai décidé de préparer en trois services : la carcasse en premier bouillon, les suprêmes en cuisson minute, justes rôtis et arrosés de leur bouillon – et pour le reste (si vous suivez donc, ailes, cuisses et foie) en rillettes au poivre vert.
Lesquelles rillettes se sont avérées absolument délicieuses, fines, faciles à réaliser, et même pas grasses (ou presque). Tellement délicates que je les ai apportées à l’apéro de mon cours de gym (et je ne vous raconte même pas comme mon cours de gym est select, le Ken Club à côté c’est le gymnase municipal).

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Petits moments choisis des Masters of Food and Wine du Park Hyatt Vendome

Chic !

Aujourd’hui c’est « mondanités », car  je me permets de mettre la lumière sur les Masters of Food & Wine du très chic hôtel Park Hyatt Vendôme.

Le principe : le chef étoilé Jean-François Rouquette reçoit cinq grands chefs Européens, dont chacun se verra confier les cuisines du Pur’ (son restaurant) pour une soirée de la semaine.

Nous avons eu la chance d’être invités au gala d’ouverture, peut être finalement la soirée la plus intéressante puisque chaque chef y est présent et fait la démonstration de son talent en proposant une pièce « finger food » représentative de sa cuisine. Ce fut un moment mémorable, les chefs sont accessibles, en action, un excellent tour d’Europe en deux petites heures (et de nombreuses bouchées). Lire la suite

Côtes de blettes multicolores en représentation.

Graphique

Si vous ne faites pas (encore) partie des amis Facebook de la petite cuisine*, vous n’êtes pas au courant du concours qui a tenu la communauté numérique mondiale en haleine ces derniers jours. Il s’agissait de deviner quels étaient les aliments présentés sur cette photo, et bien ça n’a pas été si facile que ça – il faut dire que les blettes ont rarement l’occasion de jouer les stars du design.

L’idée m’est venue après le fameux plat moche dont je vous ai parlé dernièrement : par réaction j’ai eu envie de travailler une esthétique radicale sur un produit rustique.

Il s’agit donc d’un OGNI (objet gourmand non identifié), au final très joli, pas compliqué à faire, et qui rend un bel hommage aux blettes dont les textures et le caractère sont complétement respectés par l’exercice. Sous-titre : ça a le gout de blette mon chouchou, si tu n’aimes pas ça, pas la peine de tenter le coup. Lire la suite

Bouchées épicées de maquereaux fondants.

Sort de l'ordinaire.


Tout le monde a son petit endroit qu’il trouve le plus beau du monde, moi c’est la plage de St Guirec par marée haute, au soleil couchant. Cette splendeur à la fois magistrale et apaisée me transporte à tous les coups. En plus, cela tombe bien, on y trouve aussi un bel hôtel 1930*, littéralement posé sur l’eau, où nous aimons beaucoup diner et donc associer le plaisir des yeux à celui d’une bonne table.

Cet été encore nous y avons passé une magnifique soirée, commencée en fanfare avec ce maquereau mariné à sec, lorgnant sans aucun doute du côté de Monsieur Roellinger, surprenant et parfumé.

Le maquereau quand c’est bon c’est fou non ?

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