Archives pour la catégorie Lieux

Chez Benoit, « l’esprit bistrot » c’est pas du chiqué.

SOo French ...

Pour moi, aller diner chez Benoit c’était un vieux rêve. Une des plus anciennes brasseries parisiennes (1912), une des plus « chic » aussi. Un lieu dans son jus, avec superbe vaisselle d’époque et bêtises de Cambrai sur le comptoir. Et depuis que Benoit a rejoint le groupe Ducasse en 2005, la réputation de bonne table n’a fait que se confirmer. Alors je suis ravie, toute guillerette en ce samedi soir d’aller respirer de cette atmosphère « Paname », que l’on espère authentique – pour une fois !

Car elles sont trop nombreuses les  anciennes brasseries qui ont vendu leur âme au diable. Qui sont devenues des scènes d’opérette un peu vides, pour touristes essayant de se convaincre qu’ils sont au cœur de la vie parisienne. Il y a même des adresses mythiques où il parait que, malgré la belle mode de la Bistronomie, on ne fait plus vraiment la cuisine sur place.
Il n’y a pourtant pas de mal à vouloir préserver l’image d’Epinal. Faut-il pour cela renoncer à la sincérité de la table ?

Mais retournons chez Benoit.

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Du bonheur en barres à l’Avant Comptoir

On en redemande !

Si vous suivez le blog depuis ses débuts (cela montre déjà à quel point vous êtes une personne de goût) – vous avez certainement dû remarquer que je suis une fervente admiratrice du grandissime Yves Camdeborde et de sa démarche si absolument sincère. D’ailleurs c’est décidé, si un jour je suis réincarnée en cuisinière professionnelle, j’appellerai mon restaurant Chez Yvette.

Si j’aime tant Monsieur Camdeborde, c’est qu’il sait accueillir et donner du bonheur. Foin de stratégies marketing, de concepts « trendies » ou d’opérations séduction presse : chez lui, on vous reçoit et vous fait la cuisine. Redoutable non?

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Embarquement réussi à la Bigarrade.

Bravo !

[NDLR Mai 2012 : Christophe Pelé est parti vers d’autres aventures et a laissé les fourneaux de la Bigarrade a un jeune chef japonais. N’hésitez pas à aller l’encourager : les tarifs ont diminué en conséquence. Quand au chef Pelé, on lui souhaite bonne chance et on espère le revoir très vite].

Alors alors, qu’est-ce que ça dit, qu’est-ce que ça vaut la Bigarrade *? Le microcosme parisien découvre encore cette jeune table qui vient de décrocher sa deuxième étoile.

L’esprit du lieu est plus que parfaitement au goût du jour : menu unique et quotidien, cuisine ouverte, vins bios – bref du pain béni pour les amateurs de tendances. L’esprit se veut épuré, en toute simplicité transcendantale, et -bien sur- dans le respect du (tous ensemble) …. produit !

Oui bon tout ça c’est bien mais ça ne nous a pas empêché de nous ennuyer tristement au Yam T’cha, alors nous sommes sur nos gardes :  attendons de voir si la Bigarrade s’en sort mieux…

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Un vrai bon brunch à Paris, ça existe encore et c’est au 404 !

Hautement recommandable

… et ça c’est quand même une petite nouvelle ! Car du côté du brunch, c’est malheureux à dire mais les propositions Parisiennes sont souvent médiocres – parfois même honteuses. On finit par aimer d’avantage l’idée du brunch que le brunch lui même.

En général,* ce n’est tout simplement pas bon – c’est le royaume de l’effort minimum.

Le Tropicana semble dispenser tout le monde de presser une orange, le saumon fumé a la déprime flasque sur son lit de mâche en sachet, quant aux œufs brouillés, ils ont rendu l’âme à force de se dessécher au micro ondes.
Certaines adresses y vont pourtant de leur petite originalité, chez l’un ce sera le buffet « ethnique », chez l’autre le menu « bobio » – et on en profite au passage pour faire grimper l’addition.

Et nous dans l’histoire, et NOUS ? Lire la suite

La soupe du Vendredi – la bombe vietnamo-thaïlandaise de la rue au Maire.

It's Friday, I'm in love !

« Dans le  13ème arrondissement, maintenant ils font tous du Phô – j’te jure, tu te promènes dans les Olympiades, tu te croirais à Saïgon« …  Ainsi s’exprime le minuscule et pétillant patron du « Bon Phô« , un restaurant Vietnamien/Thaïlandais situé rue au Maire, en plein épicentre du Marais Chinois.

Ouvert il y a un an à peine, il se fait lentement sa réputation de bonne cantine asiatique, dans un coin où la concurrence est pourtant rude. Il faut dire qu’en matière de Phô ici on sait de quoi on parle, et la qualité de sa soupe dépassant même celle de la rue Volta (la star du coin), le bien nommé « Bon Phô » trouve petit à petit sa clientèle … Lire la suite

Bras : impression Aubrac

Sommet du monde

C’est peut être bien la perfection dont nous nous sommes approchés en cette belle soirée d’Avril, sur le toit de l’Aubrac, alors que nous prenions place à l’avant du vaisseau amiral de la famille Bras, suspendus au dessus de la nature et des fleurs sauvages, prêts à décoller.

L’attente est énorme : la déception pourrait-elle être au rendez vous ? On a tant parlé de Bras, de son gargouillou de légumes, de son amour de la nature, de son génie, de son coulant au chocolat – que va-t il nous en rester ?

Je vous rassure : que du bon.

Aujourd’hui, une semaine après, nous sommes encore émus par cette succession implacable de moments d’exceptions. Lire la suite

Huitres chic et oursins choc chez Régis.

Chez Régis

« Moi, je n’achète mes huitres que chez Régis » me raconte ma copine Alex l’autre jour.

Régis qui ? Connais pas Régis moi. Mais quand les gens qui habitent gare de l’Est vont acheter leurs huitres dans le 6ème arrondissement, c’est forcément qu’elles doivent valoir le détour. Une telle infraction à la loi des rives mérite toute mon attention*.

En plus le dénommé Régis n’est même pas poissonnier, sa boutique est juste une « huitrerie ». Et le lieu n’est d’ailleurs pas plus grand qu’un mouchoir de poche : un comptoir, quatre tables – mais une belle atmosphère …
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Les Bouchons Lyonnais, la Tete de Lard, et la fièvre du Samedi Soir.

Bouchon bien roulé

Manger dans un bouchon, ce n’est pas tout à fait comme aller au restaurant. C’est un peu comme faire partie d’un club, celui des gens qui se lèveraient la nuit pour un foie de veau, une andouillette, un tablier de sapeur. Ceux qui ne pincent pas le nez devant les rognons et les ris de veau. Ceux qui savent laisser leur balance à calories dehors, le temps d’une parenthèse saucissonesque.

Les princes de la tripe, les rois du gras double.

C’est un acte militant, farouchement engagé, mais surtout, il faut bien le dire : c’est régalant !

… et me voila donc avec le dossier Lyonnais du dernier magazine « Saveurs » en main …

A la lecture de l’article, mon choix s’était porté sur Daniel et Denise, dont Monsieur Bocuse raconte qu’il s’y trouve le meilleur pâté de ris de veau de Lyon – c’est à dire du monde. Me voila frétillante au téléphone : « Une table pour deux samedi soir ? ».

Et là je me fais faucher en plein vol : « Nous sommes fermés tous les week-ends« … Lire la suite