Embarquement réussi à la Bigarrade.

Bravo !

[NDLR Mai 2012 : Christophe Pelé est parti vers d’autres aventures et a laissé les fourneaux de la Bigarrade a un jeune chef japonais. N’hésitez pas à aller l’encourager : les tarifs ont diminué en conséquence. Quand au chef Pelé, on lui souhaite bonne chance et on espère le revoir très vite].

Alors alors, qu’est-ce que ça dit, qu’est-ce que ça vaut la Bigarrade *? Le microcosme parisien découvre encore cette jeune table qui vient de décrocher sa deuxième étoile.

L’esprit du lieu est plus que parfaitement au goût du jour : menu unique et quotidien, cuisine ouverte, vins bios – bref du pain béni pour les amateurs de tendances. L’esprit se veut épuré, en toute simplicité transcendantale, et -bien sur- dans le respect du (tous ensemble) …. produit !

Oui bon tout ça c’est bien mais ça ne nous a pas empêché de nous ennuyer tristement au Yam T’cha, alors nous sommes sur nos gardes :  attendons de voir si la Bigarrade s’en sort mieux…

La soirée commence doucettement : quelques mises en bouche pas franchement paillardes. Une gambas en tempura. Quelques moules en

La tête de gambas en Tempura c’est chouette!

émulsion. Un morceau de dorade crue avec une algue Wakamé – … c’est bon mais über austère comme dirait le docteur Slurp.

On continue avec un rouget au lard de Colonnata, un poil coincé mais qui frémit tout de même. On fait déjà moins la moue.

C’est alors qu’arrive le premier plat vraiment agité du bocal : une langoustine mi-cuite à l’asperge brulée. Torréfié, cinglant. Pas de doute, il y a de l’imagination dans cette composition relevée.

Le rouget swingue déjà un peu avec la bourrache.

Elle sera la première étape d’une série éblouissante, toute en progression : ris de veau au kumquat et aux pattes de gambas grillées (wizzz), cabillaud au crumble d’anchois ultra-péchu, pigeon rôti salé au caviar… tout est créatif, intelligent, délicieux.

Les fromages sont parfaits. Les desserts de grande classe, vifs et gourmands (crème au citron, macaron dacquoise, sorbet fraises aux olives séchées). Tout est bien en place.

Ajoutez à cela le rythme d’une sélection de vins (bios forcément) au verre tous intéressants, certains remarquables (un vin du piémont Boca 91, un Viré Cléssé frais et fruité, des vins d’Alsace, de Loire dont je vous donnerai le nom c’est promis mais là je ne les ai pas).

C’est frais, c’est très très bon, c’est inventif.

Le côté dépouillé ne plaira peut être pas à tout le monde – mais pour nous, le voyage a fonctionné, et il était beau car il ne manquait pas de générosité.

La tuile au Speculoos c’est de la bombe !

Un grand bravo au chef Christophe Pelé pour son talent.

Les moins :

  • l’espace un poil étriqué
  • le service adorable mais sous pression (vite vite)
  • on aurait aimé repartir avec un menu, une liste des plats

Les plus :

  • on est parfaitement -mais pas trop- rassasiés en sortant
  • l’ambiance est détendue et souriante
  • la vue sur la cuisine
  • Le rapport qualité/prix

La crème au citron et à la tomate.

La Bigarrade

106 rue Nolet, 75017 Paris
01 42 26 01 02
Menu unique : 85 €
Option du sommelier (vins au verre en accord avec les plats) : 50 € par personne – ça les vaut !!

*Je précise en toute transparence que ma poussinette copine Laure C. est liée avec les actionnaires de ce restaurant – mais ça ne change rien à ce que j’en pense (et si ça avait été pourri, on ne se serait pas privés pour le descendre – ça non!).

15 réflexions au sujet de « Embarquement réussi à la Bigarrade. »

    1. Claire Auteur de l’article

      Bravo – et tu nous racontera le yam tcha ? Je les avais trouvés adorables, gentils comme tout, des supers produits – mais trop ascétique pour moi 🙂

      Répondre
  1. Patrick CdM

    Lol, on devrait créer un club des déçus du Yam’cha! La BIgarrade est dans mes projets, bien que du coup, je sois un peu sur mes gardes avec les menus uniques imposés, tout ne peut nous plaire, et il y a souvent trop de plats pour conserver une grande mémoire de l’un d’entre eux.

    Répondre
  2. Zeck

    J’ai une réservation pour la semaine à venir à La Bigarrade.

    J’ai fait en juin dernier un autre 2 étoiles avec menu dégustation + vins au verre… Même en taxi il était difficile de rentrer 🙂

    Dois je m’attendre à la même chose et prévoir le retour (ou non!) le cas échéant?

    Merci d’avance.

    Zeck.

    Répondre
      1. Zeck

        Mais c’est de quel niveau, combien de verres vs combien de plats sur ce menu?

        Le dernier fait, on était à 2 coupes de champagne + 7 (gros) verres de vin… ^_^

        Répondre
  3. Claire Auteur de l’article

    Zeck > Je ne me souviens plus du nombre exact mais cela devait être un peu la même échelle, environ 7 verres plus apéro. En tous les cas j’étais pompette à la fin, pourtant j’ai une bonne descente 😉

    Répondre
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