Archives pour la catégorie Lieux

Revue de petite cuisine

Morue à l'ailMes loulous, vous qui êtes la crème des fines bouches de la galaxie, savez-vous que je pense tout le temps à vous ? Et bien si, du soir au matin et du matin au soir, je ne cesse de me dire qu’il faut que je vous parle de ci ou de ça, que je vous montre tel truc ou vous conseille tel autre – et puis évidement, ça va trop vite.

J’ai donc décidé de céder au genre du zapping et de vous préparer, à intervalles plus ou moins réguliers, une petite revue des choses qui ont retenu (même brièvement) mon attention ces derniers temps.

Les abonnés à la page Facebook (que les cèpes bordelais poussent sous leurs pieds lors de leurs promenades sylvestres), profitent déjà partiellement de ces instantanés, mais j’en ai tellement en stock que je me suis dit que je pourrais les regrouper pour en faire, de temps en temps, un billet sur le blog.

… et donc on y va.

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Anne-Sophie Pic, la force tranquille.

Foie gras et pommes grannyElle a l’air si menue dans son habit de chef, elle se tient droite, les cheveux tirés à quatre épingles, et sous son son regard éveillé, on devine une volonté farouche, peut être inflexible. Mais quelque chose d’infiniment doux se dégage aussi d’Anne-Sophie Pic.

Pour être honnête, je dois avouer que je la connais mal. Et je le regrette. Car voyez-vous, féministe comme je suis, je ne peux pas laisser passer cela , rendez-vous compte : la SEULE femme triplement étoilée dans notre pays de machos ! Anne-Sophie Pic serait donc un peu comme la Sainte Patronne laïque de la Petite Cuisine.

Et puis voila qu’au détour d’une formidable surprise, orchestrée par mes chères chères chères amies Charlotte et Sibylle (cascades de bénédictions sucrées sur vos ravissantes frimousses et celles de tous ceux qui avec vous, nous ont tant gâtés), nous avons reçu mandat pour aller découvrir par nous mêmes ce qui se cache dans les assiettes de Mademoiselle Pic. Il nous faudra par contre pas moins de onze mois pour organiser ce périple gourmet, ne vous moquez pas, Paris-Valence c’est quasi le Raid Gauloise*.

Bref, nous voilà donc, un joli jour de Juin, devant l’imposante entrée de la maison Pic.

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In Saucisson we trust : le best of du sauciflard de la Petite Cuisine

Bonjour les amateurs de Morgon et de salaisons ! Aujourd’hui, croyez-moi, vous ne perdez pas votre temps en traînant dans la petite cuisine :  nous allons vous révéler un truc encore plus fou que les résultats du loto à l’avance : nos meilleurs plans saucissons. Et ça, comme vous l’imaginez, c’est de la bombe.

Certains pourraient s’étonner de nous voir ainsi révéler au grand jour un secret de cette envergure, mais voyez-vous, trop de gens sont coincés quelque part entre le Cochonou et les étals des marchés promettant 6 saucissons pour 1€, avec le 7ème au choix entre celui à la myrtille et celui au camembert. On ne peut pas rester sans rien faire.

Car le vrai, le bon saucisson se cherche comme un joli vin. Chacun à son histoire, sa recette, son affinage. Il se goûte, se compare, il faut le faire vieillir (ou pas) : il est vivant. Il se mérite.

Les informations que nous allons vous livrer ici sont le fruit de plusieurs générations de recherche et de dégustation, j’espère donc que vous en ferez bon usage – et surtout, que vous n’hésiterez pas à commenter, critiquer, et échanger vos propres filières secrètes. N’ayez pas peur, nous sommes entre nous, vous pouvez vous confier sans crainte : aucun saucisson n’a jamais été maltraité dans la petite cuisine, ça se saurait !

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Anvers, nos adresses de boire et de manger (jour 2).

Alors les petits coquins ? Bien dormi depuis hier soir et notre folle soirée au Sips ? Ha c’est sur on a bien rigolé dans le taxi qui nous ramenait à l’hôtel, on tenait la forme – mais la Petite Cuisine en a vu d’autres, et le lendemain matin, c’est frais comme des gardons que nous sommes partis prendre le café.

Car, le saviez-vous ? Le café est à la mode.

Mais attention le Café avec une majuscule, le cofee bar, l’atelier de torréfaction : bref, l’endroit où l’on vient choisir son cru d’Arrabica et le faire moudre sur place*, par un « barrista » ayant fait 6 ans d’études en reconnaissance olfactive des crus, avec option « Coup de pied au derrière si tu mets du sucre dedans » .

La bonne nouvelle c’est qu’on peut trouver du bon café de plus en plus souvent, et qu’Anvers possède quelques adresses de référence : on ne pouvait pas laisser passer l’occasion d’en visiter au moins une.

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Anvers, nos adresses de boire et manger (jour 1).

Le saviez vous ?

Bien que mon inclination pour le sud soit quasiment de l’ordre de l’addiction hystérique, j’adore ce drôle de pays qu’est la Belgique. Je m’y sens toujours bien, peut être en raison des contradictions profondes qui sont le fondement de cette culture aux contours inattendus. Faussement rustique, toujours espiègle, la Belgique ne s’embarrasse pas des complexes de supériorité souvent affichés par les grandes places Européennes – et ce, malgré un capital architectural, culturel et historique à couper le souffle. Alors, autant vous dire que lorsque l’on nous propose un week-end à Anvers*, on ne se fait pas prier.

A la fois ville d’art, d’industrie et de mode, immense port marchand et cité historique, la belle Antwerpen (en v.o. dans le texte) sait se faire plaisante sous tous ses aspects. Nous sommes littéralement tombés sous le charme – en particulier lors d’une promenade saisissante d’atmosphère et de joliesse, à la nuit tombante entre les quartiers de l‘Eilandje et du Grote Markt.

Bref, cela dit, nous ne sommes pas là pour vous parler du magnifique musée d’art moderne de la ville ou de la dernière collection des jeunes talents de la mode Anversoise. On est monomaniaques ou on ne l’est pas.

Alors les bonnes adresses gourmandes de la Petite Cuisine à Anvers c’est maintenant !

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De l’insupportable existence des petites arnaques du quotidien.

Hello hello mes doux amis, vous qui êtes aussi lumineux que des rayons de soleil dans un jardin andalou, à vous il ne vous viendrait pas l’idée de spolier votre prochain n’est-ce pas ? Voila pourquoi les lignes qui suivent risquent fort de vous choquer mes agneaux, je m’en excuse par avance, mais je DOIS témoigner, il le faut.

Car voyez-vous, ces derniers temps, j’ai croisé sur ma route un certain nombre de malhonnêtes. Attention : je ne vous parle pas ici du genre de grands malhonnêtes toxiques que nous avons tous le malheur de côtoyer dans la vie (que la gale bubonique les emporte dans d’atroces souffrances) ; mais des petits arnaqueurs du quotidien, l’air de rien, qui ponctionnent par-ci par-là quelques euros mal acquis, au mépris des lois et de ma foi chancelante en l’humanité bienveillante.

Quand je me fais avoir en faisant mes courses au marché, ça me rend dingue. Car voyez-vous, pour moi, aller faire mon marché est un acte quasiment militant.

Imaginez-vous : au lieu de rester à la maison à siroter du thé Earl Grey, je sors dans le froid, seule comme un chien, l’homme et les fifilles ayant toujours des choses extrêmement plus importantes à faire que de m’accompagner au marché, comme de se pâmer d’amour devant Ben 10 Ultimate Alien ou de lire L’Equipe en ligne en faisant semblant de faire un télémarket (ce qui, lorsque l’on maîtrise bien la technique, peut durer toute une matinée).

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La Mère Brazier peut dormir tranquille…

(NDLR : après une longue absence due à un ridicule surmenage, on revient enfin, et méfiez-vous : on a FAIM !)

Lyon m’énerve*.

Depuis toujours.

Cette ville ne me brosse pas dans le sens du poil, elle m’agace, me file entre les doigts. Ni grande ni petite, avec son allure bien comme il faut, son centre historique somptueux auquel s’accrochent d’interminables avenues où pas une âme ne rôde après 19 heures. On la surnomme souvent « la belle endormie », euphémisme gentillet à mon avis, cachant la contradiction de cette ville qui se rêve métropole, mais où l’on ne trouve pas une pharmacie ouverte le dimanche.

Bref.

Ce qui m’agace le plus avec Lyon, c’est que je l’adore.

Car derrière cette allure de dame revêche guettant 22h pour appeler le commissariat, se cache une âme de bougresse truculente. Comment les deux personnalités s’articulent elles ? Je ne comprends toujours pas, et c’est peut être bien là le problème. Ce qui est certain, c’est que de tous les titres que Lyon revendique, celui de capitale de la gastronomie est  le plus absolument mérité.

Qui n’a pas visité les Halles de Lyon une fois dans sa vie passe à côté de l’une des clés de voute de la gastronomie française, et les marchés Parisiens peuvent aller se rhabiller, tous, aucun n’arrivant ne serait-ce qu’à la cheville de cet endroit béni des dieux. Les commerçants de la ville ne sont pas en reste, et il demeure ici une culture des bonnes choses et un amour du bien manger que je me désespère souvent de ne pas trouver ailleurs.

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Le charme insolent (des assiettes) d’Akrame.

« Il est libre Akrame », racontait récement le Fooding, et ça m’a drolement énervée parceque j’aurais trop aimé trouver ce titre moi-même. Finalement c’est bien fait pour moi, cela fait déjà un moment que j’aurais du vous en parler d’Akrame. Je trouvais que je n’avais pas assez de photos, en voila une mauvaise raison, alors flûte, tant pis pour le diaporama*, aujourd’hui la Petite Cuisine vous emmène chez Akrame Benallal.

La première fois que j’y suis allée, c’est avec mon meilleur Gillou**, lequel voulait me faire découvrir cette nouvelle table de la rue Lauriston. A l’époque, le web commençait tout juste a frémir au nom d’Akrame; cette table moins commentée que les SeptimeVivantSaturne et autres Rino, faisait pourtant visiblement l’unanimité.

Et comme j’ai pu le constater, ce n’était pas volé.

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