Archives mensuelles : septembre 2012

Bar au jus de coques, pommes de terre rates au fumet de bar et légumes à potage.

Bar au jus de coques et herbes à potageVous connaissez le restaurant Un jour Un chef ? C’est un restaurant dont n’importe qui peut devenir le chef pendant une journée. Le type qui a inventé ça devrait être décoré ou bien envoyé en exil, je ne sais pas, en tous les cas je suis en pleine panique depuis que j’ai eu la folle idée de prendre les rênes de leur cuisine le 4 Octobre prochain.

C’est un peu la faute de ma copine La Francesa, qui a fort brillamment investi leur cuisine cet été – je rêve encore de sa tarte aux anchois et poivrons – alors forcément, de la voir si bien réussir, ça m’a fait envie.

Mais j’aurai du savoir que La Francesa, en plus de posséder un talent insolent, est surtout  beaucoup plus relax que moi.

Te fais pas de bile, elle me dit, le chef va t’appeler la veille pour caler les recettes et après ça va tout seul.

Mais moi je dis HA HA HA MAIS NON !!!!

LA VEILLE ?

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Revue de petite cuisine

Morue à l'ailMes loulous, vous qui êtes la crème des fines bouches de la galaxie, savez-vous que je pense tout le temps à vous ? Et bien si, du soir au matin et du matin au soir, je ne cesse de me dire qu’il faut que je vous parle de ci ou de ça, que je vous montre tel truc ou vous conseille tel autre – et puis évidement, ça va trop vite.

J’ai donc décidé de céder au genre du zapping et de vous préparer, à intervalles plus ou moins réguliers, une petite revue des choses qui ont retenu (même brièvement) mon attention ces derniers temps.

Les abonnés à la page Facebook (que les cèpes bordelais poussent sous leurs pieds lors de leurs promenades sylvestres), profitent déjà partiellement de ces instantanés, mais j’en ai tellement en stock que je me suis dit que je pourrais les regrouper pour en faire, de temps en temps, un billet sur le blog.

… et donc on y va.

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La soupe marocaine de carottes crues à l’orange et au cumin.

Soupe de carottes au cuminDepuis quelques mois, je suis prise d’une frénésie à peu près incontrôlable au sujet de tout ce qui concerne les cuisines marocaine, indienne, israélite et thaïlandaise.

Vous allez me dire : « Ce n’est pas pareil« ; et vous commencez peut être à vous demandez si vous ne vous êtes pas égarés dans ma petite cuisine, juste au cas où j’essayerai de vous refiler des recettes de poulet tandoori au couscous, ou de houmous au lait de coco.

Rassurez-vous, je n’en suis pas encore là, et je travaille chacune des ces cultures gastronomiques séparément. Comme tout bon élève au début de son apprentissage, je reste aussi académique que possible, droite dans mes bottes, pas de fantaisie dans le port du képi*.

Aussi différentes soient-elles, ces cuisines ont pourtant quelque chose en commun : une utilisation pointue, complexe et maîtrisée des épices, qui n’a souvent pas grand chose à voir avec le simpliste saupoudrage de coriandre, ras-el-hanout ou curry en poudre proposé dans leurs versions occidentalisées.

Bref, je vous reparlerai de tout cela très bientôt, car j’ai fait des découvertes de saveurs fantastiques; et moi qui pensait ne plus pouvoir entrer une feuille de papier dans les placards de la petite cuisine, j’ai repoussé les limites de l’espace et du temps pour accueillir d’un coup des dizaines de nouvelles mixtures, graines et autres plantes parfumées.

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Ravioles d’araignée de mer aux pignons et parmesan.

Ravioles au crabeHa mes chéris, je vous en parlais dans le temps déjà, ne trouvez-vous pas que l’araignée de mer est une des plus délicieuses merveilles de la nature ? Certains disent même que son goût sublime vaut bien celui du homard, et je dois dire que je ne suis pas très loin de penser la même chose.

Elle reste pourtant méconnue (à cause de sa fragilité elle se transporte très peu). Je me souviens par exemple, lors d’un séjour en Bretagne, que mon très cher ami Stéphane avait fait la tronche, constatant que je ne prenais que des araignées au marché, et non pas les tourteaux  dont il avait l’habitude. Je lui expliquais que c’était meilleur.

Me soupçonnant de snobisme culinaire mal placé, c’est en grommelant qu’il acheta tout de même un tourteau, certain de pouvoir démontrer par une éclatante évidence, qu’à la dégustation, l’un valait bien l’autre.

Que croyez-vous qu’il arriva ? Même lui abandonna bien vite le tourteau lors du diner, cette petite entaille à son amour propre valant décidément largement la dégustation des araignées de mer.

Bref, cette anecdote aussi passionnante que drolatique me sert de parfaite introduction à la recette du jour et là je vous préviens tout de suite : c’est de la méga tuerie, LAISSE TOMBER !

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