Dressage d’une salade de fruits chez Lasserre avec Claire Heitzler

Dressage d'une salade de fruitsLe saviez-vous les copains, j’écris désormais pour le trrrrrès excellent magazine Fou de Pâtisserie, ce qui en plus de me faire apprendre plein de trucs passionnants sur l’utilisation du beurre de tourage ou des entonnoirs à piston, me donne le privilège (et je pèse mes mots) de rencontrer certains grands chefs pâtissiers.

C’est ainsi que j’ai passé mon mardi dans les cuisines de Claire Heitzler, la très brillante chef pâtissière de chez Lasserre. J’ai assisté au service du soir, et comme vous vous en vous doutiez c’était extraordinaire et fascinant, sans compter que j’ai mangé des trucs de ouf malade mental.

L’ambiance était par ailleurs ultra sympathique, concentrée mais souriante, la chef étant vive et gaie tout en menant son affaire avec une précision nanométrique. Je suis intimement persuadée que l’on n’a pas besoin d’être un tyran pour obtenir le meilleur des gens, j’en ai eu la preuve avec cette chef remarquable, et si vous en avez les moyens, je vous conseille sincèrement d’aller découvrir son travail, surtout que celui du chef Christophe Mouret (qui s’occupe de la partie salée de la carte) a la réputation d’être pas mal non plus.

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Tartare de hareng à la coriandre

Tartare de harengs à la coriandreHello ?

Y a quelqu’un ?

Z’êtes encore là les choux ?

Ben moi ça y est, ENFIN, nous avons livré les photos du livre !!!!

Alors il reste du boulot hein, faut pas croire non plus que je vais me mettre les doigts de pied en éventail et le derrière au soleil, il reste plein de textes à livrer et de choses à caler mais bon, le plus dur est fait.

Je vous jure, avec ma Griottes on en a bavé, mais le résultat sera à la hauteur, vous allez voir c’est splendide, même pas exagéré c’est magnifique tellement c’est trop beau.

Mais la vraie bonne nouvelle du jour c’est donc que l’on remet le blog en route, allez hop, un coup de balai, on enlève les housses sur les meubles, on affûte les couteaux, on passe en cuisine.

Et on mange quoi ce soir ? 

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Saint Jacques et truffes, un mariage d’amour – et nos conseils pour manger de la truffe sans se ruiner.

Saint jacques contisée aux truffes(NDLR 6 Janvier 2014 : et oui, La Plus Petite Cuisine du Monde est le SEUL blog qui vous donne ses recettes de Noël début Janvier, c’est ici et nulle par ailleurs, quel style vraiment inimitable).

Chaque année à la même période il y a une association qui me trotte dans la tête, une petite fixette d’amour : la Saint Jacques et la truffe.

Alors oui, je sais, je vous entends déjà au fond de la classe : "Pfff encore une recette trop chère, qu’est-ce qu’ils sont dépensiers dans cette Petite Cuisine", mais là je dis non je dis ho je dis :

  • d’abord c’est (c’était) Noël alors flûte
  • ensuite, si on s’y prend bien, cela reste tout à fait gérable, on peut se faire plaisir sans hypothéquer la maison de tata Gilberte. Et oui, les gens qui mangent de la truffe ne sont pas forcément milliardaires, ils sont simplement malins, rendez-vous donc en fin de billet afin de découvrir nos conseils pour truffer sans se ruiner.

Mais en attendant, on va parler d’accommoder la Saint Jacques et la truffe, et je vous propose carrément deux manières de procéder pour le prix d’une :

  • Un carpaccio tout simple mais où tout est dans le détail
  • Une saint jacques contisée* à la truffe servie chaude, une interprétation différente, spectaculaire et tout aussi gourmande.

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Nanette, le Figaro nous insulte !

Michalak, VIrignie et moi… ainsi exultait le regretté Philippe Korsan dans le film "Mes Meilleurs Amis", la pièce d’avant-garde dont il était le metteur en scène ayant été conchiée par le Figaro, ce qui représentait pour lui le summum de la gloire.

De gloire médiatisée il s’agit donc aujourd’hui, car figurez-vous que vous allez pouvoir me voir en vrai dans le poste presque tous les jours de la semaine prochaine, oui madame.

Certains d’entre vous connaissent peut être "Dans la peau d’u chef", la nouvelle émission de Christophe Michalak, le brillant et médiatique pâtissier du Plaza Athénée. Il s’agit d’un challenge de cuisine entre lui et un chef invité, les deux étant aidés par des candidat(e)s anonymes, enfin plus qu’aidés même puisque les chefs ne peuvent toucher à rien et se contentent de coacher leurs aides en les motivant sur le mode "Accélère, dépêche toi, plus vite, et que ça saute".

Les 4 plats réalisés à la fin des 45 mn (un plat et un dessert par chef, pas facile) sont ensuite dégustés par DES BLOGUEURS INFLUENTS ET RECONNUS (hum hum), lesquels donnent des notes aux équipes. Le candidat gagnant remporte 1000 € et le droit de revenir se faire houspiller en montant la chantilly.

Vous l’aurez deviné, la production a donc pris contact avec moi pour me proposer d’être jury, et les 4 émissions enregistrées au début du mois seront donc diffusées à partir de demain.

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Mes adresses de restaurants Japonais à Paris

(NDLR Décembre 2013 : je remets ce billet à jour pour qu’il soit d’actualité, vous y trouverez donc de nouvelles adresses, tandis que d’autres disparaissent; c’est cruel mais c’est la vie ma bonne dame. Donc après le blabla introductif habituel que j’avais pondu à l’époque (note pour moi même :  éviter de relire mes vieux billets), vous trouverez une sélection à jour, enjoy les chéris ! ).

Bonjour à vous mes lecteurs chéris, vous qui prouvez par votre passage ici combien votre goût est exceptionnel, vous aurez sans aucun doute remarqué que nous manquons de rythme en ce moment. On vous rassure, il n’est pas question de déserter les lieux, c’est juste qu’il nous tombe dessus un événement complètement pas prévu au programme : une sciatique.

Mais un truc de l’espace, j’vous jure. Obligée de rester immobile, à engraisser comme un porcinet loin de ma chère petite cuisine, scotchée sur le canapé du salon à regarder l’été passer dehors (tiens il est là celui-là ? Mais qu’est-ce que qu’il fichait au mois de juillet quand je l’attendais avec la bouche en coeur ?).

Du coup je ne peux plus faire mes virées à la poissonnerie d’Aligre, mes descentes à Asnières chez mon boucher préféré ou ma demie-heure de vélo pour aller chercher le formidable pain des amis de Christophe Vasseur – je ne peux même plus assouvir mes envies de shopping compulsif au Lafayette Gourmet. Et puis de toutes les façons, comme j’arrive même pas à ouvrir mon four, je vois pas bien à quoi ça me servirait de faire les courses.

Alors vu que ça faisait un moment que je n’avais pas partagé mes bonnes adresses avec vous mes chéris (et pourtant Dieu sait si vous le méritez), j’ai décidé de vous faire une fleur et pas des moindre en vous parlant de mes restaurants japonais préférés. Je vous conseille chacun d’entre eux chaleureusement, tout en précisant comme d’habitude que cette liste n’a rien d’exhaustif vu que je n’ai pas la prétention d’avoir parcouru l’intégralité des bonnes adresses à voir et c’est tant mieux.

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Filet de rougets à la moelle de boeuf (et à la tête de veau aussi, mais ne partez-pas, sans la tête de veau ça marche quand même).

Rougets à la moelle de boeufProfitant des vacances de la Toussaint et du fait que notre charmante progéniture soit en train d’user les tympans de nos chers parents au lieu des nôtres, j’avais prévu de fêter notre anniversaire de mariage au restaurant.

Cela faisait très longtemps que je voulais aller au Spring. Cette table tenue par Daniel Rose, brillant américain amoureux de la cuisine française, fait l’unanimité chez mes amis les plus fines gueules, ce qui est assez rare pour être relevé.

J’ai par ailleurs autrefois assidûment fréquenté leur boutique (aujourd’hui fermée), d’abord en tant que membre du très sympathique (et également disparu) Spring Wine Club**, ensuite parce que l’on y servait à midi un bouillon sublime en provenance directe du restaurant (son seul souvenir et l’idée que je n’en mangerai plus me font monter les larmes aux yeux).

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Revue de petite cuisine #5

Le repaire de cartoucheAlors les chéris, vous allez bien pendant que je suis en train de décéder à petit feu ? Non mais je vous jure je suis dans un état de fatigue, je me reconnais même pas quand je me croise dans la rue, il est temps que ça cesse et que ce livre soit enfin rendu!

Et au niveau moral ? Pas terrible non plus. J’attaque maintenant la classique phase d’intense paranoïa que je traverse à chaque projet un peu difficile :

 "Je bosse je bosse, je fait QUE BOSSER, mais pourtant RIEN ne marche comme je veux, c’est pas beau c’est pas bien d’ailleurs tout le monde va détester, ma vie est finie je vais retourner en entreprise faire mon executive-woman, j’en crèverai de tristesse en trois mois – mais au moins je n’aurai plus de comptabilité à tenir"

Heureusement l’autre jour, pour me remonter la patate, mon ami Gilles C. m’ a expliqué que si mon livre ne se faisait pas au final, ce serait un non-événement total à la lueur de l’histoire de l’humanité, et que même moi je m’en remettrai.

On eut dire que ça a été drôlement efficace au moins à un niveau, c’est que ça m’a raboté l’ego façon carpette (sans compter qu’étrangement, je n’avais encore jamais envisagé que le livre puisse ne pas se faire DU TOUT, et que maintenant je fais des cauchemars où je cours derrière un camion avec mon manuscrit et les feuilles qui s’envolent de partout, c’est vraiment cool d’avoir des amis aussi chouettes)*.

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