La salade déjà mythique de poutargue au fenouil et haricots cocos

Connaissez-vous les éditions de l’épure ? Dans la petite cuisine nous en sommes fanas, et même si nous travaillons pour la concurrence, nous n’hésitons pas à vous recommander chaleureusement chacun de leurs ouvrages.

Il y a en particulier cette collection, les « 10 façons de cuisiner » : de tous petits livres, presque des fascicules, chacun entièrement dédié à un thème ou un ingrédient. Pas d’images, juste les recettes, toujours créatives, avec des histoires personnelles. C’est ce que j’aime dans cette collection : c’est tout sauf formaté, on sent que les auteurs ont le champ libre, qu’ils s’expriment, et cela donne parfois de vrais moments de poésie.

Autant de magnifiques arguments en faveur de ceux qui, comme moi, continuent de penser envers et contre tout que le plus important dans une recette, ce n’est pas la photo.

C’est donc avec grande joie et excitation que j’ai appris la sortie d’un nouvel opus sur la Poutargue, écrit par la génialissime Mayalen Zubillaga, laquelle nous laisse cruellement orphelins de son drolissime blog Le confit c’est pas gras depuis bien trop longtemps*.

Et puis le livre est dédié à la Poutargue, et nous la Poutargue, on kiffe grave de chez grave.

Donc, nous voila les heureux propriétaires de ce bel ouvrage, et certaines de nos relations hautement placées dans l’univers sans pitié de la blogosphère culinaire nous font savoir que LA recette qui fait du buzz, c’est la salade de haricots cocos à la Poutargue.

Mouais (<- réaction d’un enthousiasme tout à fait modéré).

Nous les haricots cocos, on n’a rien contre, mais ça nous fait pas non plus grimper au rideau. Va-t on investir quelques précieuses lamelles de poutargue dans cette entreprise ? On s’est longtemps posé la question**.

Et puis même le docteur Slurp s’y est mis, à parler de la salade de haricots cocos à la poutargue de Mayalen, c’était le signe de trop, fallait qu’on essaye, c’était obligé.

Et franchement, on ne regrette pas, c’est une sublimité. Fine, iodée, crémeuse, croquante, drôlement ensoleillée bien que composée de légumes de maintenant – nous on déclare cette salade obligatoire durant les mois d’hiver.

On a juste diminué la proportion de haricots, non par mauvais esprit mais parce qu’on n’en avait pas acheté assez, donc à vous de voir !

Ingrédients pour deux gourmands qui veulent du sérieux :

  • 100 gr de poutargue épluchée
  • 150 gr de haricots cocos frais épluchés
  • 2 petits bulbes de fenouil bien frais
  • un petit bouquet de coriandre
  • 1/2 cuillère à café de cumin en poudre
  • une dizaine de cuillères à soupe de très bonne huile d’olive (ou davantage)
  • un citron
  • un sachet ou un cube de bouillon de poule
  • sel, poivre
Mettre les haricots dans une casserole d’eau froide avec le bouillon de poule et une cuillère à soupe de gros sel. Porter à ébullition puis baisser le feu et laisser frémir 20 minutes (si vous utilisez des cocos secs, prenez le soin de les faire tremper une nuit avant de les utiliser, puis faites les cuire une heure au lieu de 20 mn).
Bien les égoutter à la fin de la cuisson.
Rincer les fenouils et les émincer en feuilles fines (idéalement à la mandoline).
Dans le bol de votre robot, disposer l’huile d’olive, les feuilles de coriandre (sauf quelques unes que vous garderez pour le service), le jus du citron, 30 gr de poutargue, le cumin, du poivre et un peu de sel (mollo sur le sel car la poutargue est déjà salée).
Mixer. Vous devez obtenir une sauce homogène, vert pâle, un peu plus liquide qu’une mayonnaise. N’hésitez pas à rallonger la sauce ou à rajouter citron et/ou huile d’olive selon votre goût.
Verser la sauce dans un saladier. Rajoutez les haricots et le fenouil, mélangez intimement.
Disposez sur un plat de service. Rajoutez le reste de la poutargue coupée en lamelles et quelques feuilles de coriandre.
Servir sans attendre, avec un vin qui n’a pas peur de l’iode et du fenouil. Un cassis blanc par exemple.

* Si vous avez quelques minutes à investir dans une sérieuse envie de rigoler, allez y faire un tour. Le blog est à l’abandon mais les articles sont disponibles.

** Et oui, dans le métro, certains s’interrogent sur l’avenir de la planète ou sur les études de leurs enfants, et bien nous on se demande si on on va accorder les haricots cocos avec de la poutargue.

15 réflexions au sujet de « La salade déjà mythique de poutargue au fenouil et haricots cocos »

    1. Claire Auteur de l’article

      Oui c’est très original – mais cela fonctionne parfaitement, c’est un délice pur ! A essayer si on aime la poutargue, c’est obligatoire !

      Répondre
  1. gracianne

    C’etait cette recette que j’avais envie de tester, aussi. Mais je n’avais pas de fenouil sous la main ce jour la. Du coup j’ai fait la salade d’orange a la poutargue et je te la conseille chaleureusement. mais celle-ci est la prochaine sur la liste, il me reste de la poutargue.

    Répondre
  2. lafrancesa

    Mais pourquoi je suis allée cliqué sur le link de vos relations haut placées? hi hi hi ça tombait de source!
    Trop bien vu le coup de la « sublimité » : il y a des mélanges a priori « improbables » qui s’avèrent évidents à la dégustation.Pas eu l’occasion de tester cette salade terre/mer (ici beaucoup d’oursins mais pas de poutargue) mais je te fais confiance dans le verdict. Très étonnant le cumin et la coriandre, mais là aussi si j’ai l’occasion de me lancer je ne raterai pas : l’enfer est dans les détails.
    besooooooooooooooooos
    (et il faut que je traîne un peu du côté de l’Epure et de le Confit c’est pas gras mais je n’ai pas le temps pas le temps pas le temps)

    Répondre
    1. Claire Auteur de l’article

      Haaaa, la Francesa, je suis toujours contente de te voir passer, ça fait plaisir ^_^ On peut t’envoyer de la poutargue si tu veux, ça voyage bien. Cela dit il me semblait qu’en Espagne ils avaient des trucs un peu similaires dans le genre « oeufs de poissons » séchés ou préssés no ?

      Répondre
  3. Patrick Cadour

    Haut placé, comme tu y vas… mais merci, j’ai bien rigolé 😉

    Je testerai cette salade aussi, pour l’instant, j’ai acheté des oranges sanguines pour essayer une autre recette du bouquin. J’ai attendu que ce soit la saison à cause de l’accord de couleurs 😉

    Répondre

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