Archives mensuelles : janvier 2011

L’Arpège : Alain Passard au sommet du monde.

Spectaculaire et unique

En franchissant la porte de L’Arpège jeudi dernier, je savais que j’allais vivre un moment d’exception.

Nous avions le privilège de participer à l’un des déjeuners de vignerons organisé par notre ami Jean Emmanuel, grand dégustateur et importateur de vins, et par Gaylord Robert, le talentueux sommelier du triple étoilé de la rue de Varenne.

J’étais donc dans mes petits souliers, d’autant plus que je serrais fébrilement dans mes bras  un objet d’une valeur inestimable : une bouteille de Château d’Yquem 1939 que nous avions choisi d’apporter pour cet évènement*.

Bref, des circonstances exceptionnelles pour ce premier contact avec la cuisine d’Alain Passard, dont le style épuré et végétal fait l’admiration des gastronomes du monde entier.

Et justement, à ce propos, je dois avouer que je redoutais une cuisine un peu prétentieuse : le genre betteraves qui vous regardent de haut, fanes de carottes qui se haussent du col, et tranche de cèleri qui fait sa pimbêche…
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Soupière de pigeons de Michel Guérard, ou comment réussir à tous les coups la cuisson du pigeon.

Tendre et délicat

L’autre jour en discutant avec ma chère maman, je lui avoue que je ne cuisine quasiment jamais de pigeon tant je trouve que la cuisson en est délicate, et que le pigeon pas bien cuit ben c’est pas bon. Elle me regarde un peu surprise et me dit que j’ai tort de me mettre la rate au court bouillon, la cuisson du pigeon, c’est pas compliqué faut juste faire un peu attention.

Voila qui me donne une soudaine envie de me pencher sur le sujet, et une poignée de jours après je me décide pour une cuisson pochée tout simple et légère, extraite d’une recette de La Grande Cuisine Minceur, le célébrissime ouvrage de Michel Guérard dont je vous ai déjà parlé il y a quelques temps.

Le principe de la recette : quelques légumes à peine blanchis, un gentil bouillon bien relevé, deux pigeons légèrement pochés. Le résultat est d’une finesse exemplaire, les pigeons sont rosés et tendres – bref un succès à tous les points de vues, et c’est vrai c’est même pas compliqué : merci maman.

Truc qui n’a rien à voir : je réalise en préparant ce billet que je ne peux plus voir notre service de table, faut vraiment que je fasse quelque chose …

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Gelée de bigorneaux à l’orange : laissez tomber les bulots !

Fin et iodé

A l’occasion des fêtes de fin d’années; le quotidien breton Le Télégramme a eu la bonne idée de demander à une sélection de chefs bretons reconnus  de livrer quelques unes de leurs meilleures recettes – lesquels ont tous joué le jeu en proposant des compositions originales et sympathiques. Cela m’a particulièrement réjoui car rien ne m’agace plus que les cuisiniers qui ne se dévoilent pas tout en faisant « semblant de » : on indique tout juste les ingrédients du bout des lèvres, et pour le reste il faudra imaginer.

Ce qui donnerait par exemple : « Bar à la poutargue et aux épinards : Poêlez deux filets de bar. Râpez de la poutargue. Servir avec une tombée  d’épinards ». Pour un chef doublement étoilé. Super.

Moi je dis : dans ces cas là autant avouer directement qu’on ne veut pas donner ses recettes, ça fera gagner du temps à tout le monde.

Enfin bref, je m’éloigne de nos bigorneaux, petits animaux que les connaisseurs savent apprécier – mais que beaucoup redoutent à tort à cause de leur aspect peu ragoutant. Je dis « à tort », car contrairement aux bulots dont la popularité m’épatera toujours, le bigorneau est d’une grande finesse et (quand il est cuit comme il faut) n’ a rien de caoutchouteux. En ce qui me concerne, une maison où l’on sert des bigorneaux est une maison où je me sens bien.
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Breizh Café : le bonheur est dans le blé (noir).

Bonnardec

Avant je n’allais jamais à la crêperie à Paris : c’était rarement bon, ça coûtait cher, et ça me paraissait aussi authentique que le quartier français de Disneyland. Et puis surtout j’ai souvent l’occasion de me régaler de belles et bonnes galettes sur site, en Armor.
Alors quand j’ai entendu parler de l’ouverture du Breizh Cafécrêperie new style « Cancale Paris Tokyo », ça ne m’a pas vraiment estourbie d’émerveillement.

Heureusement qu’en bons petits parisiens snobobos, nous promenons nos filles dans le jardin du musée Picasso (il est hors de question que notre progéniture géniale ne dévaste autre chose que du jardin classé), lequel jardin a le bon goût de se trouver sis en face dudit Breizh Café. Ce qui m’a permis de l’observer de plus près, et de finir par le trouver tout à fait appétissant

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